Voici deux déclarations de soutien au Dr. Miguel Ángel Beltrán Villegas, Colombie, des syndicats d'enseignants britannique et canadien.
Nous, le syndicat UCU, représentant plus de 120,000 enseignants et membres du personnel des universités britanniques, exprimons notre vive préoccupation pour la situation à laquelle fait face le Dr. Miguel Ángel Beltrán.
Nous savons que le Dr. Beltrán a subi une persécution de l'Etat colombien, comme résultat de son travail universitaire. Il a été incarcéré de 2009 à 2011 par les autorités colombiennes sur la base de fausses accusations dont il a été blanchi. Après avoir été remis en liberté, il a continué à subir des menaces de mort, des fausses accusations, et se voit soumis à des poursuites disciplinaires infondées de la part des services du procureur. En outre il a eu vent de plans visant à l'assassiner en Colombie. Sa demande de protection adressée aux autorités colombiennes ayant été rejetée, il a été contraint de quitter le pays.
Nous apprenons que l'Université nationale de Colombie a maintenant rejeté la demande du Dr. Beltrán de poursuivre sa recherche post-doctorale à l'extérieur de Colombie et qu'il est exigé de lui qu'il retourne à Bogotá pour poursuivre son travail, ce qui met sa vie en grave danger.
Nous avions fait campagne pour la remise en liberté du Dr. Beltrán avec le soutien de plus de 4 000 universitaires du monde entier. Il a pris la parole à notre congrès en juin dernier et nous continuons à suivre de près son dossier, étant extrêmement inquiets pour son bien-être. Nous considérons que les dangers auxquels il fait face sont un exemple d'attaques plus larges contre les libertés universitaires et la pensée critique en Colombie.
La communauté universitaire nationale et internationale ne peut pas permettre que le Dr. Beltrán continue à être persécuté. Nous demandons à l'Université nationale de permettre au Dr. Beltrán de continuer son travail universitaire en sécurité. Une attaque contre l'un de nous est une attaque contre nous tous.
Sally Hunt
Secrétaire générale, UCU
Porte-parole de 68 000 membres du personnel académique et général en poste dans une centaine d’universités et de collèges au Canada, l’ACPPU reste profondément inquiète pour la sécurité et le bien-être du professeur Miguel Angel Beltran.
En raison de ses activités d’universitaire, le professeur Beltran est soumis à une persécution et un harcèlement continus de la part des autorités colombiennes. De 2009 à 2011, il a été détenu et emprisonné sous de fausses accusations dont il a été blanchi par la suite. L’ACPPU figure parmi les nombreux organismes du monde entier qui se sont joints à la
campagne internationale pour amener le gouvernement de la Colombie à libérer le professeur Beltran.
Une fois sorti de prison, ce dernier a néanmoins continué d’être soumis à des menaces de mort, à de fausses accusations et à des procédures disciplinaires sans fondement. Craignant pour sa sécurité, il a été contraint de fuir son pays et a obtenu un congé de recherche de l’Université nationale à Bogota.
Étant donné les graves dangers que le professeur Beltran encourt en retournant en Colombie à l’heure actuelle, l’ACPPU a appelé la direction de l’université à prolonger son congé de recherche, mais, malheureusement, celle-ci a refusé toute prolongation.
Les universités se doivent absolument de défendre la liberté académique et de garantir la sécurité de leur personnel. Compte tenu des risques indéniables et sérieux auxquels le professeur Beltran s’expose en retournant en Colombie, nous demandons instamment à l’Université nationale de revenir sur sa décision malavisée de refuser sa demande de prolongation de congé.
L’ACPPU continuera de suivre de près l’évolution de ce dossier. Nous ferons en sorte que nos membres et la communauté universitaire internationale soient tenus au courant de cette situation très critique en Colombie.