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 16/01/2021 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
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 ASIA & OCEANIA 
ASIA & OCEANIA / La classe ouvrière s'unit à travers l'Inde : une grève de 250 millions de personnes !
Date of publication at Tlaxcala: 06/12/2020
Original: Working class unites across India: 250-million-strong strike!

La classe ouvrière s'unit à travers l'Inde : une grève de 250 millions de personnes !

Martha Grevatt

Translated by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Pour la deuxième fois cette année, une mobilisation de toute la classe dans une « grève panindienne » a fait sortir 250 millions de travailleurs. Avec la participation d'une personne sur quatre en âge de travailler en Inde, cet arrêt de travail de 24 heures peut à nouveau revendiquer le statut de « plus grande grève du monde ». La première grève générale record avait eu lieu le 8 janvier.

 

Les femmes ont joué un rôle de premier plan dans la grève générale de l'Inde, le 26 novembre

Dix des confédérations syndicales indiennes y ont participé, s'unissant sous la "plate-forme commune". Cinq États - Kerala, Puducherry, Odisha, Assam et Telangana - ont été complètement fermés, tandis que l'activité quotidienne a été réduite dans de nombreux autres.

 

les dix confédérations ayant appelé au  bharat bandh (grève nationale) étaient :

  • Indian National Trade Union Congress (INTUC)
  • All India Trade Union Congress (AITUC)
  • Hind Mazdoor Sabha (HMS)
  • Centre of Indian Trade Unions (CITU)
  • All India United Trade Union Centre (AIUTUC)
  • Trade Union Co-ordination Centre (TUCC)
  • Self-Employed Women's Association (SEWA)
  • All India Central Council of Trade Unions (AICCTU)
  • Labour Progressive Federation (LPF)
  • United Trade Union Congress (UTUC)

La plateforme commune inclut aussi des fédérations et des associations indépendantes.

News Click, un site ouèbe progressiste indien, a rapporté le 26 novembre : « La grève a vu l'arrêt du travail dans les banques, les services financiers, divers services gouvernementaux, les transports, les unités sidérurgiques, les ports et les docks, les services de télécommunication, les plantations, les unités de production d'électricité, les mines de charbon et autres, les unités de production de pétrole et de gaz naturel, et des millions d'autres industries diverses ».

Le rapport poursuit : « Les services publics, les chemins de fer, les services postaux et télégraphiques et de nombreux autres bureaux gouvernementaux sont également susceptibles d'être touchés, car les employés organiseront des manifestations de solidarité. Plusieurs centaines de milliers de femmes travaillant dans des centres de soins pour enfants en milieu rural (Anganwadi), des travailleurs de la santé, des cuisiniers et des employés d'autres services gouvernementaux se sont également mis en grève ».

Citant la déclaration commune des syndicats, il écrit :  « Des rapports faisant état de grèves réussies dans les mines de charbon et de cuivre, et dans d'autres mines, ont été reçus. Les employés des secteurs des postes, des télécommunications et de l'acier étaient également en action et les gramin dak sevaks [travailleurs postaux ruraux] ont observé une grève à 100 % ». (https://tinyurl.com/y4wsthaw)

Sit-in, blocages de rues

Les grévistes ont organisé des sit-in et des rassemblements de masse, et ont bloqué la circulation et les voies ferrées. Ils ont brûlé une effigie du Premier ministre de droite Narendra Modi. Les chômeurs, les travailleurs non syndiqués, les travailleurs indépendants et du secteur informel, ainsi que les étudiants, ont participé massivement à ces manifestations. Les femmes ont joué un rôle de premier plan.

La plate-forme commune des confédérations syndicales a mis en avant des revendications pour un revenu minimum, de la nourriture pour les familles pauvres, un nombre garanti de jours de travail, des salaires plus élevés, des pensions pour tous et la fin des retraites anticipées forcées. Elle a demandé au gouvernement de mettre un terme aux privatisations et de retirer toutes les « lois anti-agriculteurs et les codes du travail anti-ouvriers ».

D'autres demandes ont été formulées sur toute une série de questions, allant de l'arrêt de l'externalisation du travail à la réimposition de la journée de 12 heures.  La mise en place de mesures de sécurité pour stopper la propagation du COVID a été une question clé, car l'Inde a le deuxième taux d'infection au coronavirus le plus élevé au monde. (Worldometers, 29 novembre)

Alors que 250 millions de travailleur·ses se sont mis·es en grève, des agriculteur·rices de tout le pays ont tenté de marcher sur Delhi, la capitale du pays. Ils·elles protestent contre trois nouvelles « lois agricoles »  favorables à l’agrobusiness, mais les agriculteur·rices sont aussi totalement solidaires des travailleurs.

Les forces gouvernementales ont bloqué les accès à la capitale de l’Union pour les agriculteur·rices avec des barricades et des fils barbelés, et ont tiré des gaz lacrymogènes et avec des canons à eau dans le froid glacial. Mais, anticipant les obstacles imposés par le gouvernement, les agriculteur·rices avaient apporté des provisions diverses, allant de la nourriture et de l'eau aux chargeurs de téléphones portables. Ces fermier·ères déterminé·es ont refusé de bouger, brisant les barrages jusqu'à ce qu'ils·elles soient autorisé·es à se rendre au Parlement et à présenter leurs demandes.

 

À la frontière entre Delhi et l'Uttar Pradesh à Gazipur, le 30 novembre

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_21691.jpg





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://www.workers.org/2020/12/52835/
Publication date of original article: 01/12/2020
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30222

 

Tags: Bharath BandhGrève nationaleRévoltes logiquesMouvements de travailleursSyndicats indiensInde
 

 
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