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 19/01/2021 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
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 EUROPE 
EUROPE / COVID-19 : Conte & Cie, accusés de massacre, seront-ils acquittés pour dérangement mental ?
Date of publication at Tlaxcala: 15/11/2020
Original: Covid-19: Conte & Co. imputati di strage, saranno assolti per disagio mentale?
Fiction, ma non troppo


COVID-19 : Conte & Cie, accusés de massacre, seront-ils acquittés pour dérangement mental ?

Leopoldo Salmaso

Translated by  Rosa Llorens Ρόζα Λιώρενς

 

 

Compte rendu de la première journée de procès.

 

 L'avatar de Justinien préside le procès de Conte & Cie.

Ce matin, a débuté le maxi-procès de la classe dirigeante italienne, accusée de divers crimes, parmi lesquels massacre, violence privée et publique au détriment de 60 millions de citoyens, organisation de panique, banqueroute nationale.

Premier accusé, le président du Conseil des Ministres, Giuseppe Conte. A la barre, à ses côtés, le Président de la République, Sergio  Mattarella, le Gouvernement tout entier, outre une centaine de ténors des médias mainstream, radios, télévisions et journaux, le CTS au complet, et une trentaine des « experts » qui auraient fourni jusqu'à maintenant des données ponctuelles, tendancieuses, voire fausses.

Le Président du tribunal est l'avatar tridimensionnel de l'empereur Justinien, animé par un super-processeur AI-2020 qui intègre le Corpus Juris Civilis et toutes les sources successives du Droit (et qui parle un italien courant, avec une très légère touche d'accent levantin).

L'accusation a d'abord surpris tout le monde en se déclarant favorable à une amnistie générale pour les délits commis jusqu'au 30 avril, période pendant laquelle – a dit l'Avocat Général – on pouvait supposer un « égarement initial ». Mais aussitôt après, l'Avocat Général a porté une première sévère attaque, déclarant que, pour les délits commis à partir du 1er mai, chacun des accusés ne pourrait échapper à de multiples peines de prison prévues par la Loi que grâce à la « maladie mentale », dûment reconnue. D'un air persuasif, il a aussitôt rassuré les accusés quant aux chances élevées d'obtenir la maladie mentale, alléguant que : « Comme on sait, Dieu rend fous ceux qu'il veut perdre ». Sur un ton presque réconfortant, l'AG a rappelé que cette malédiction/menace n'est pas inscrite dans la Bible sacrée, mais « seulement » dans la bible populaire (1). Parvenu à ce point, alors que tous semblaient vaguement réconfortés malgré leur égarement de fond, l'AG a assené un nouveau coup, en se tournant directement vers les accusés : « Si j'étais à votre place, je préférerais être jugé en vertu de la Bible divine où la miséricorde est bien plus abondante que dans la bible populaire, mais vous serez jugés en vertu de la loi du peuple que vous avez massacré ! ».

Après un silence plein de détresse qui semblait ne devoir jamais cesser, l'AG n'a pas fondé son accusation sur les morts de Bergame incinérés ou sur d'autres arguments déjà exploités par le matraquage médiatique. Il a, quant à lui, projeté sur les maxi-écrans le tableau suivant, aussi « secondaire » en apparence qu'assassin, se réservant de le commenter dans la suite des débats. Mais déjà tout le groupe des avocats de la défense hésitait entre effarement et colère, fixant ces chiffres de façon répétée.

                                                           1er mars -30 avril   1er mai- 12 novembre

Morts « avec » et « par » Covid-19         27 967                      15 622

Morts par jour (moyenne)                          458                           80

Isolés* à domicile                                  81 708                        602 011

Isolés*/morts par jour                              178                             7553

*isolés à domicile à la date du 30 avril et du 12 novembre (donnée ponctuelle, non cumulative)

Tous les morts, « avec » et « par » Covid-19

Cependant, l'AG faisait remarquer que, évidemment, toute l'accusation était fondée sur les données officielles de la Protection Civile et du Ministère de la Santé (2).

Toujours sur un ton bienveillant, l'AG ajoutait que l'ISS [Institut Supérieur de la Santé] offre, à partir de l'examen de 5047 fiches cliniques, des données précises permettant d'évaluer si une personne morte « avec  un test positif au virus SARS-CoV-2 » est morte « avec » ou « par » (c'est-à-dire à cause de ) la maladie Covid-19 (3). Et il poursuivait : « Eh ! bien, les fiches cliniques disent que 96,6% de tous ces morts présentaient en moyenne 3,6 pathologies graves préexistantes, parmi lesquelles il faut rechercher la cause principale de mort conformément aux directives internationales ICD-International Classification of Disease (4) qui est en vigueur depuis des décennies.

D'une voix de plus en plus ferme : « Dans tous les cas, la Covid-19 peut bien avoir été la fameuse goutte qui fait déborder le vase, exactement comme dans le cas de la grippe, mais, dans de tels cas, l'ICD exclut qu'on puisse inscrire la grippe comme cause principale du décès ».

Se tournant à présent vers le Président, l'AG continuait : « Votre Honneur, il n'y a plus que 3,4% des fiches cliniques pour lesquelles, puisqu'aucune pathologie sous-jacente grave n'a été constatée, nous n'avons aucune objection à ce que la Covid-19 soit reconnue comme cause de mort ».

Longue pause : l'AG regarde un par un les membres de l'équipe de la défense, puis : « Si nous extrapolons le même pourcentage au nombre de morts mentionné ici, nous n'avons plus que 1482 morts « par Covid-19 »... »

Encore une fois, l'accusation concédait une apparence de répit au groupe de la défense, qui semblait n'être plus qu'un bloc de marbre : « 1482 morts, projetés sur toute l 'année civile, constituent une mortalité de 2,8 par 100 000 habitants, qui est même inférieure à celle de la grippe saisonnière, telle qu'elle a été calculée dans l'étude de l'ISS à partir des données de 32 années consécutives (5). Cette étude présente une série très complexe de données, considérées séparément par région, âge, etc, mais qu'on peut résumer en définitive par une mortalité de 3,4/100 000 habitants. »

Certains avocats de la défense, peut-être soulagés par ces apparentes digressions, semblaient quelque peu reprendre des couleurs, mais l'AG, fixant justement sur ceux-là un regard de Gorgone, faisait alors glisser su les maxi-écrans la diapositive suivante, encore plus impitoyable, car elle accentuait, et de beaucoup, la douche glacée déjà déversée avec le premier tableau.

                                            1er mars-30 avril   1er mai-12 novembre

Morts « par Covid-19 »              951                          531

Morts par jour (moyenne)          15,6                          2,7    

Isolés* à domicile                    81 708                      602 011

Isolés*/morts par jour               5242                        222 149

*isolés à domicile à la date du 30 avril et du 12 novembre (donnée ponctuelle non cumulative)

Seulement les morts « par » Covid-19

Personne n'osait souffler. Même l'AG restait immobile et silencieux, mais il est à parier que chacune de ses cellules vibrait comme dans un four à micro-ondes réglé sur la puissance maximum. Puis, se tournant vers le Premier Ministre et les gouverneurs de région, il a demandé si les « experts » leur avaient jamais fourni des informations semblables à celles figurant sur les deux tableaux.
De Luca saisit au bond cette passe inespérée et, sur un ton de défi, regardant autour de lui et gesticulant, il se mit à brailler que, quant à lui, il avait toujours reçu des informations beaucoup plus complexes, détaillées, et que l'évaluation politique doit tenir compte de variables bien plus importantes que « ces quatre malheureux chiffres ».

Mattarella s'efforçait, par tous les moyens, de lui lancer des coups d'œil pour l'arrêter, en vain. Au contraire, De Luca insistait et commençait à recueillir des signes de soutien, surtout du côté des hommes politiques et des médias, tandis que les « experts » restaient pétrifiés : ils comprenaient donc ? C'était donc des « experts à courant alternatif » ?...

L'avatar de Justinien agita légèrement son marteau et invita l'AG à poursuivre. C'était une façon élégante de faire cesser l'arrogance du gouverneur de la Campanie, mais comme celui-ci ne voulait pas entendre raison, le Président fut obligé de le rappeler à l'ordre. A ce moment-là, l'AG a demandé et obtenu la permission d'appeler à la barre Madame Maria, la plus ancienne du personnel de nettoyage de ce petit palais transformé en salle de tribunal, à qui ses collègues avaient reconnu le privilège d'occuper un tabouret près de la sortie la plus reculée.

«_ Madame Maria, que vous disent « ces quatre malheureux chiffres », ou plutôt huit, qui apparaissent sur les deux tableaux ?

_ Euh, je ne saurais pas... dit-elle, hésitante.

_ Dites-le avec vos mots à vous, ne soyez pas intimidée.

_ Il me semble... il me semble que vous enfermez à la maison tout un tas de gens... beaucoup plus de gens en ce moment... maintenant qu'il ne meurt presque plus personne... ».

Justinien fut obligé d'agiter son marteau de façon répétée, et de réclamer le silence, en vain, car la salle résonnait de murmures, de frémissements, de rumeurs des bancs, des sièges, des corps. Depuis les places du fond, quelques smartphones essayaient de zoomer sur la femme qui venait de parler, tandis que les caméras des chaînes nationales, pourtant situées à un endroit privilégié, avaient cherché à enregistrer tout, sauf ce dialogue improvisé. Le son aussi avait connu d'étranges problèmes dans ces dernières minutes.

Finalement, l'AG put dire : « Je demande à ce que soit inscrit dans le procès-verbal qu'aujourd'hui, 13 novembre 2020, avec 2,7 morts « par Covid-19 », nous gardons isolées à domicile plus de 600 000 personnes : pour être exact, 222 149 personnes isolées pour chaque personne morte à cause d'une maladie qui tue moins que la grippe saisonnière ».

A peine avait-il proféré ces paroles qu'une minorité de gens éparpillés dans les places périphériques s'était mise à applaudir, hurlant « bravo, bravo », et « criminels, chacals, vendus », pendant que les rangées de VIP restaient pétrifiées.

Voyant qu'il était impossible de ramener le calme, Justinien a d'abord ajourné la séance à demain puis, assiégé par le groupe tout entier des avocats de la défense, et après avoir obtenu un signe d'assentiment de l'AG, il a clos les débats en disant qu'il communiquerait la date de la prochaine audience d'ici demain midi.

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_21691.jpg





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://comedonchisciotte.org/covid-19-conte-c-imputati-di-strage-saranno-assolti-per-disagio-mentale/
Publication date of original article: 13/11/2020
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30089

 

Tags: Crise du coronavirusPan(ique)démie de CoVid-19Italiette
 

 
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