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 17/09/2019 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 UNIVERSAL ISSUES 
UNIVERSAL ISSUES / Pédocriminalité dans les bas-fonds de la haute : Epstein, l’exception qui confirme la règle ?
Date of publication at Tlaxcala: 16/08/2019
Original: Epstein lived in a netherworld where normal rules don’t apply. How many more Epsteins are out there?
Translations available: Italiano 

Pédocriminalité dans les bas-fonds de la haute : Epstein, l’exception qui confirme la règle ?

Igor Ogorodnev Игорь Огороднев

Translated by  Sayed Hasan سيد حسن
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Oubliez comment il est mort : le vrai mystère est de savoir comment Jeffrey Epstein a vécu, commettant des actes qui mèneraient une personne ordinaire en prison, tout en côtoyant les hommes les plus surveillés au monde. Comment a-t-il pu créer une bulle protectrice autour de lui ?



Marco Bello/REUTERS / Handout / New York State Division of Criminal Justice Services

Prenez, par exemple, la carrière financière d’Epstein, qui est à la base de nombre de ses autres activités criminelles.

Alors que des doutes sur ses méthodes d’enrichissement circulaient à Wall Street depuis des années, il a été unanimement décrit tout au long des années comme un financier et un milliardaire, et on prenait ça pour argent comptants

Au cours des derniers mois, nous avons découvert qu’il n’était probablement pas un milliardaire, et personne ne sait vraiment s’il a jamais mené des activités commerciales légitimes, ni même d’où venait son argent.

Pourtant, il y avait clairement beaucoup d’argent en jeu, comme en témoignent des transactions inexplicables de plusieurs millions de dollars percolant à travers un réseau de comptes off-shore, et les biens de luxe très réels qu’il avait accumulés (demeures fastueuses, jet et île privées, etc.).

Malgré le fait que les USA aient la réputation d’employer les agents du fisc les plus agressifs au monde, prêts à aller bien au-delà de leurs frontières, Epstein n’a jamais été mis en accusation, ni même n’a fait l’objet d’une enquête approfondie, tandis que les banques les plus réputées au monde étaient heureuses de continuer à faire affaire avec lui jusqu’à une période très récente encore.

L'ampleur de ses crimes sexuels impunis est encore plus flagrante.

Ce n’était pas un relativement vulgaire agresseur à la Harvey Weinstein, qui soutirait des faveurs sexuelles à des femmes adultes sur lesquelles il avait du pouvoir, dans une série de rencontres dans des chambres d’hôtel.

Au lieu de cela, Epstein était apparemment l’opérateur d’un réseau international d’exploitation sexuelle impliquant des centaines « d’esclaves » mineures recrutées dans les écoles ou les centres commerciaux, transportées au-delà des frontières internationales (et donc munies de passeports et de visas en règle, ou de passe-droits extraordinaires), se connaissant bien mutuellement, et tout cela avec une multitude de témoins.

Pourtant, Epstein a été arrêté plusieurs décennies après avoir commencé ses prédations, s’est vu infliger une punition incroyablement clémente, et de toute apparence autorisé à poursuivre son mode de vie tout en éludant facilement les poursuites judiciaires.

Pendant tout ce temps, ce délinquant sexuel condamné a été traité avec une indulgence extraordinaire par les médias, qui sont si fascinés par cette affaire à présent, mais à l’exception de plusieurs journalistes locaux tenaces, ne semblaient pas assez intrigués pour aller au fond des choses et établir qui était vraiment Epstein.

Même si Epstein n’avait pas été un personnage plus grand que nature, un proche collaborateur de l’ancien homme le plus puissant du monde (Bill Clinton) – dont l’épouse (Hillary) a tenté d’obtenir le même poste –, sans oublier qu’il était un ami du prince Andrew et de Woody Allen, tout enquêteur ambitieux aurait fait de sa vie l’objet d’une chasse au trésor.

Certes, certaines des allégations auraient peut-être été difficiles à prouver, et on ne peut pas s’attendre à ce que des journalistes s’infiltrent dans la soute du Lolita Express. Mais au moins depuis 2005, il existe des bases solides pour construire un sujet de reportage ou d’article de presse autour du mode de vie d’Epstein. Dans un monde où un seul article de #MeToo peut détruire une carrière, Epstein a été cajolé comme un Gatsby tombé en disgrâce, recevant les journalistes du New York Times dans sa cour et vantant ses liens avec Mohammed bin Salman.

Pour beaucoup, la tentation la plus forte maintenant est de balayer comme « théories conspirationnistes  le fait de penser qu’Epstein était un homme protégé en raison de ses liens avec les Clinton, qu’il était une façade et un fixeur pour la CIA ou du Mossad, que quiconque se mettait en travers de son chemin, qu’il s’agisse d’enquêteurs, de procureurs ou de journalistes, était acheté, écarté par des menaces ou soumis au chantage.

A part l’amuseur public Alec Baldwin (qui a affirmé qu’Epstein avait été assassiné par « les Russes »), tout le monde devrait reprendre son souffle et attendre que d’autres faits émergent, en particulier à propos de Ghislaine Maxwell, la partenaire d’Epstein actuellement difficile à localiser, et dont le nom a été cité à maintes reprises. Mais quiconque espère qu’un inventaire exhaustif et détaillé des crimes commis par Epstein et son réseau émergera un jour se fourvoie probablement.

Mais pour moi, une découverte peut-être plus terrifiante est qu’il n’y ait pas eu de complot en tant que tel.

Le seul pouvoir que lui conféraient sa richesse et ses relations, multiplié par la capacité de mener un style de vie international, a tout simplement mis Epstein hors d’atteinte des contraintes légales et sociales ordinaires.

Nous présumons déjà que les ploutocrates, l’élite politique et les célébrités vivent selon des règles différentes de celles du commun des mortels. Mais nous ne parlons pas des excès normaux des riches : les yachts, les majordomes et les piscines de sous-sol londoniennes.

Nous parlons de crimes égalant ceux des méchants qu’on trouve dans les films de James Bond. Une île privée avec un temple secret. Des plans pour « ensemencer » son ADN dans des dizaines de femmes. Un recrutement  de scientifiques de premier plan pour réaliser des études transhumanistes afin de créer une nouvelle super-race.

Si nous avions appris qu’au lieu d’asservir des jeunes femmes, le passe-temps d’Epstein était de traquer et de transporter des sans-abri, serions-nous plus surpris ? Aurait-il été beaucoup plus difficile pour lui de s’en tirer ?



Capture de vidéo  d'un drone du "temple" sur l'île d'Epstein, Little St. James, aussi appelée Orgy Islnd ou Pedophile Island. ©  YouTube/Varied Perspective Technologies, LLC

Nous pouvons nous dire que Jeffrey Epstein était un psychopathe unique, rusé et dépravé, ayant les bonnes connexions. Mais il semble également plausible que ces bas-fonds opulents, mondialisés et sans foi ni loi soit susceptibles de cacher d’autres transgresseurs dépravés, moins avides de publicité et plus dangereux encore dans leurs intentions.

Le travail consiste à essayer de les arrêter maintenant avant qu’ils ne meurent dans une cellule de prison à New York, laissant derrière eux une traînée de victimes. Mais qui aura le cran de s’y mettre ?

À gauche: État profond. À droite : Son dernier massage. Dessin de Ben Garrison

 

 

 





Courtesy of Tlaxcala/Le Cri des Peuples
Source: https://www.rt.com/usa/466493-epstein-bond-villain-conspiracy/
Publication date of original article: 14/08/2019
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26813

 

Tags: EspteinPouvoirs pédocriminelsRéseaux de traite de fillesBas-fonds de la haute
 

 
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