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English  
 UNIVERSAL ISSUES 
UNIVERSAL ISSUES / Le G20 face à une crise de crédibilité
Date of publication at Tlaxcala: 28/06/2019
Original: G20 coping with crisis of credibility

Le G20 face à une crise de crédibilité

Swaran Singh स्वर्ण सिंह

Translated by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Pour la deuxième fois consécutive, l'attention mondiale, plutôt que de se concentrer sur le Sommet du G20, se situe en marge du sommet. L'escalade de la guerre commerciale entre les USA et la Chine a fait de la rencontre entre le président Xi Jinping et le président Donald Trump en marge du sommet l'événement mondial le plus attendu. 

Shi Yu, China Daily

 

En marge du sommet du G20 d'Osaka, au Japon, des "mini-sommets" tels que la réunion des dirigeants des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et la réunion Japon-USA-Inde qui a débuté l'année dernière devraient également se tenir. Et le Premier ministre indien a proposé qu'un "mini-sommet" Russie-Inde-Chine (ou RIC) soit lancé à Osaka.

Le " triangle stratégique " du RIC est en cours d'élaboration depuis 1999 ; et en termes de vision de la gouvernance mondiale, il est très différent de celui des USA et de leurs alliés. La réunion du RIC, si elle a lieu, marquera le renforcement de la réunion trilatérale des ministres des Affaires étrangères de ces pays, qui dure depuis une décennie. De nombreuses autres réunions bilatérales importantes devraient également se tenir à Osaka. L'objectif commun de ces réunions devrait être de gérer les multiples crises imminentes déclenchées par les sanctions économiques et les hausses tarifaires US, qui poussent l'économie mondiale sur une pente descendante. Pire encore, cette tendance menace de s'accélérer à mesure que les USA se rapprochent de l'élection présidentielle.

Le sommet principal du G20 et son ordre du jour semblent manquer de lustre, minés par une myriade de conflits et de convulsions conceptuels et opérationnels.

Premièrement, au cours des deux dernières décennies, le G7 a été très réticent à coopter les économies émergentes et s'est progressivement développé du G8 au G8+5 puis au G20.

Deuxièmement, en raison du ralentissement de l'économie mondiale depuis 2008 et des divergences plus récentes au sein du G7 (représentées par le Brexit et les impulsions isolationnistes des USA), l'Occident a été contraint de laisser la place aux pays asiatiques pour jouer un rôle accru dans la gouvernance mondiale. Dirigées par la Chine, les nouveaux faiseurs de tendance comprennent l'Inde, la Russie, le Japon et la République de Corée [du Sud]. Mais ils n'ont pas encore développé une voix ou une vision collective.

Dans ce paysage du G20 qui évolue rapidement, les douleurs d’accouchement d’un nouveau système en voie d’émergence peuvent être ressenties dans les différends commerciaux entre les USA et la Chine. Ainsi, les trois principales questions inscrites à l'ordre du jour du Sommet d'Osaka - promouvoir le libre-échange et la mondialisation, éliminer les restrictions à la libre transmission des données entre les États et mettre au point des innovations communes pour atténuer les effets négatifs des changements climatiques ainsi que leurs débats en cours sur la réforme de l'Organisation mondiale du commerce - risquent de ne pas recevoir l'attention voulue.

Ce que l'on attend le plus du sommet d'Osaka, c'est qu’il puisse empêcher les USA d'intensifier la guerre commerciale avec la Chine, parce qu'elle a eu de graves implications mondiales.

La réunion Trump-Xi qui s'est tenue en marge du Sommet du G20 à Buenos Aires l'année dernière a permis de parvenir à une trêve de 90 jours. Les USA ont rapidement rompu cette promesse en imposant des droits de douane supplémentaires sur 50 milliards de dollars de produits chinois, les étendant le mois dernier à 200 autres milliards de dollars de produits chinois. Et le 11e cycle de négociations commerciales entre la Chine et les USA en mai a échoué parce que Washington a insisté sur des accords ridicules qui, de toute évidence, étaient inacceptables pour Beijing.

Mais les USA n'ont pas ciblé uniquement la Chine. Tous les autres membres du G20 ont également été la cible, quoique dans une moindre mesure, de la " puissance de feu " US. Les fissures au sein du G20 se sont creusées lors du Sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne, en 2017, lorsque les USA se sont retirés de l'accord de Paris sur le climat, ce qui a fait dire au président français Emmanuel Macron : « Notre monde n'a jamais été aussi divisé » .

Depuis, les USA ont continué de saper plusieurs autres normes et structures de gouvernance mondiale. Les 19 autres membres du G20 doivent donc explorer des stratégies pour rajeunir le groupement et le renforcer par le biais d'autres mécanismes tels que le Partenariat économique régional global* - le plus grand bloc commercial proposé sans USA - qui devrait être finalisé rapidement en tenant compte des forces et limites mutuelles des membres.

NdT

Le Partenariat économique régional global (Regional Comprehensive Economic Partnership -RCEP), est un projet d'accord de libre-échange entre 16 pays autour de l'océan Pacifique.
Il inclut les 10 pays membres de l'ASEAN - Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam - ainsi que 6 autres pays qui possèdent déjà un accord de libre-échange bilatéral avec l'ASEAN : Australie, Chine, Inde, Japon, Corée du Sud et Nouvelle-Zélande.
Le projet viserait principalement à une réduction des droits de douane.

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://bit.ly/2YiAJE5
Publication date of original article: 28/06/2019
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26381

 

Tags: Sommet G20 OsakaMultilatéralisme contre unilatéralismeChine-Russie-USAChine-Inde-RussieRCEP
 

 
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