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 18/11/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 ABYA YALA 
ABYA YALA / Brésil : bienvenue dans la jungle !
Date of publication at Tlaxcala: 05/11/2018
Original: Brazil: Welcome to the Jungle
Translations available: Português/Galego 

Brésil : bienvenue dans la jungle !

Pepe Escobar Пепе Эскобар

Translated by  Eve Harguindey

 

L’élection dimanche 28 octobre de l’extrémiste de droite Jair Bolsonaro à la présidence ouvre une nouvelle époque trouble au Brésil, écrit Pepe Escobar

 

 

Aspen Times, USA

Ce sont les ténèbres sur le coup de midi (tropical) (Bob Dylan)

Jean Baudrillard a défini le Brésil comme « la chlorophylle de notre planète » . Et pourtant, un pays largement associé dans le monde entier au soft power d’une joie de vivre créatrice a élu un fasciste à la présidence.

Le Brésil est un pays divisé. L’ancien parachutiste Jair Bolsonaro a été élu avec 55,63 % des voix. Mais un nombre record de 31 millions de bulletins ont été déclarés absents ou blancs et nuls. Pas moins de 46 millions de Brésiliens ont voté pour le candidat du Parti des Travailleurs, Fernando Haddad, professeur et ancien maire de Sao Paulo, une des mégalopoles cruciales du Sud du monde. La donnée la plus frappante est que plus de 76 millions de Brésiliens n’ont pas voté pour Bolsonaro.

Son premier discours de président exhalait une odeur de djihad de bazar d’une secte fondamentaliste baignant dans la vulgarité et exhortant à une dictature offerte par Dieu comme chemin vers un nouvel Âge d’or brésilien.

Le sociologue franco-brésilien Michael Löwy a qualifié le phénomène Bolsonaro de « politique pathologique à grande échelle » .

Son ascension a été facilitée par une conjonction sans précédent de facteurs toxiques comme l’impact social massif de la criminalité au Brésil, qui a conduit diffuser la croyance que l’unique solution était la répression violente ,  le rejet concerté du Parti des Travailleurs, catalysé par le capital financier, les riches, l’agrobusiness et les intérêts oligarchiques, un tsunami évangélique, un système de « justice » traditionnellement favorable aux classes supérieures et ancré dans la « formation » de juges et de procureurs subventionnée par le Département d’État. Un de ses bénéficiaires en a été le fameux Sergio Moro, dont le seul et unique objectif, avec l’enquête sur la corruption présumée « Lava Jato » était d’envoyer Lula en prison. Et last but not least, l’aversion absolue pour la démocratie de larges secteurs des classes dirigeantes brésiliennes.

Tout cela est de train de fusionner pour produire un choc néolibéral radicalement antipopulaire, reçu de Dieu : pour paraphraser Lénine, un cas de fascisme comme stade suprême du néolibéralisme. Après tout, quand un fasciste vend un programme de « marché libre », tous ses péchés sont pardonnés.

 

Le règne des quatre B

Il est impossible de comprendre la montée du bolsonarisme sans l’arrière-plan de la guerre hybride extrêmement sophistiquée déclenchée contre le Brésil par les habituels suspects. L’espionnage par la NSA – depuis le géant de l’énergie Petrobras jusqu’au téléphone portable de l’ancienne présidente Dilma Rousseff – était connu depuis la mi-2013 après que Edward Snowden eut démontré que le Brésil était le pays latino-américain le plus espionné dans les années 2000.

L’École supérieure de guerre, à Rio de Janeiro, inféodée au Pentagone, a toujours été favorable à une militarisation progressive – mais infaillible – de la politique brésilienne, alignée sur les intérêts de sécurité nationale US. Le programme d’études des principales académies militaires US a été adopté sans aucune réserve par l’École supérieure de guerre.

Les managers du complexe militaro-technologico-industriel brésilien ont largement survécu à la dictature de 1964-1985. Ils ont tout appris sur les opérations psychologiques des Français en Algérie et des USAméricains au Vietnam. Au fil des années, leur conception de l’ennemi intérieur a évolué : ce ne sont plus seulement les légendaires « communistes », mais aussi la gauche dans son ensemble, ainsi que les larges masses de Brésiliens déshérités.

Cela a conduit à la récente situation, avec des généraux menaçant les juges si jamais ils libéraient Lula. Le colistier de Bolsonaro, le Généralicule brut de décoffrage Hamilton Mourão, a même menacé d’un coup d’État militaire si leur ticket n’était pas gagnant. Bolsonaro lui-même a dit qu’il n’« accepterait » jamais une défaite.

Cette militarisation croissante de la politique s’accordait parfaitement avec un parlement caricatural, dominé par les quatre B (Balle, Bœuf, Bible, Banque).

Le Congrès est virtuellement contrôlé par les forces militaires, policières et paramilitaires, le puissant lobby de l’agro-business et extractiviste, dont le but suprême est de piller totalement la forêt tropicale amazonienne, les factions évangéliques et le capital bancaire et financier. Ajoutez à ça le fait que plus de la moitié des sénateurs et un tiers des membres du Congrès font l’objet d’enquêtes pénales.

La campagne de Bolsonaro a recouru à tous les stratagèmes pour fuir toute possibilité de débat télévisé, fidèle à l’idée que le dialogue politique c’est bon pour les gogos, surtout quand il n’y a rien à débattre.

Après tout, le principal conseiller économique de Bolsonaro, le Chicago Boy Paulo Guedes, qui fait actuellement l’objet d’une enquête pour fraude boursière, avait déjà promis de « guérir » le Brésil en apportant les habituels cadeaux : privatiser tout, détruire les dépenses sociales, éliminer toutes les lois du travail ainsi que le salaire minimum, laisser le lobby bovin piller l’Amazone et augmenter l’armement de tous les citoyens à des niveaux hyper-NRA.

Pas étonnant que le Wall Street Journal ait normalisé Bolsonaro comme un « populiste conservateur » et un « draineur de marais brésilien » : cette normalisation dénuée de fondement ignore que Bolsonaro est un politicard bas de gamme qui n’a fait passer que deux propositions de lois au cours de ses 27 années sans éclat au Congrès.

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Jorge Alaminos, Tlaxcala

WhatsAppe-moi vers la Terre Promise

Même si une large partie de la population a progressivement pris conscience des escroqueries manipulatrices de la campagne de Bolsonaro sur WhatsApp – une saga tropicale post-Cambridge Analytica - et même si Bolsonaro a promis, officiellement, que les opposants n’auraient que deux options après les élections de dimanche, la prison ou l’exil, cela n’a pas suffi pour arrêter le Brésil dans sa dérive inexorable vers une TEB  (Théocratie bananière évangélique) dystopique et militarisée.

Dans toute démocratie mature, le financement par un groupe d’hommes d’affaires – via une comptabilité parallèle – d’une campagne tentaculaire de fake news sur WhatsApp contre le Parti des Travailleurs et le candidat de Lula Haddad aurait été qualifié de gros scandale.

WhatsApp est très populaire au Brésil, bien plus que Facebook : il fallait l’instrumentaliser de la bonne manière dans ce remix brésilien de la guerre hybride à la Cambridge Analytica.

Ces tactiques étaient absolument illégales parce qu’elles étaient qualifiées de dons de campagne non déclarés et de dons d’entreprises (interdits par la Cour suprême du Brésil depuis 2015). La Police Fédérale Brésilienne a entamé une enquête destinée à connaître le même sort que celle des Saoudiens enquêtant eux-mêmes sur leur fiasco à la Pulp Fiction d’Istanbul.

Le tsunami de fake news a été géré par ceux qu’on a appelés les Bolsominions. Il s’agit d’une armée hyper-loyale de volontaires, qui élimine quiconque ose remettre en question le « Mythe » (comme on appelle le leader), tout en manipulant le contenu 24 heures sur 24, par des mèmes, des fausses vidéos virales et des diffusions de nuées d’essaims bolsonaresques..

Rappelez-vous l’indignation de Washington à l’égard des Russes qui se seraient ingérés dans les élections USaméricaines en utilisant les mêmes tactiques que les USA et leurs élites compradores ont utilisées au Brésil.

Écraser  les BRICS

En matière de politique étrangère, du point de vue de Washington, le Reichskommissar Bolsonaro, peut être très utile sur trois fronts.

Le premier est d’ordre géoéconomique : permettre aux géants US de l’énergie de se tailler la part du lion dans les vastes gisements pré-salifères brésiliens.

Ce serait la suite logique du coup de grâce asséné à Dilma Rousseff en 2013, lorsqu’elle a approuvé une loi orientant 75 % des redevances sur les richesses pétrolières vers l’éducation et 25 % vers la santé, soit une somme considérable de 122 milliards de dollars US sur 10 ans.

Les deux autres fronts sont géopolitiques : faire sauter les BRICS de l’intérieur et amener le Brésil à faire le sale boulot dans une opération de changement de régime au Venezuela, réalisant ainsi l’obsession de la bureaucratie washingtonienne :  détruire l’axe Venezuela-Cuba

Prenant comme prétexte l’immigration massive du Venezuela vers la partie brésilienne de l’Amazonie, la Colombie, élevée au rang de partenaire clé de l’OTAN et chauffée par Washington, est tenue de compter sur le soutien militaire du Brésil pour opérer ce changement de régime.

Et puis il y a l’histoire cruciale de la Chine.

La Chine et le Brésil sont des partenaires étroits au sein des BRICS. BRICS signifie désormais essentiellement RC (Russie et Chine), au grand déplaisir de Moscou et de Pékin, qui comptaient sur un Haddad suivant les traces de de Lula, qui a joué un rôle prépondérant dans le renforcement du poids géopolitique des BRICS. 

Cela nous amène à un point clé d’inflexion dans le coup d’État de la guerre hybride en cours, lorsque l’armée brésilienne s’est convaincue que le cabinet de Rousseff était infiltré par des agents du renseignement chinois. 

Néanmoins, la Chine demeure le principal partenaire commercial du Brésil, devant les USA, avec des échanges bilatéraux qui ont atteint 75 milliards de dollars l’an dernier. En plus d’être un grand consommateur de produits de base brésiliens, Beijing a déjà investi 124 milliards de dollars dans des entreprises et des projets d’infrastructure au Brésil depuis 2003. 

Le Chicago Boy Guedes a récemment rencontré des diplomates chinois. Bolsonaro doit recevoir une délégation chinoise de haut niveau dès le début de son mandat. Au cours de la campagne, il a martelé que « la Chine n’achète pas au Brésil, la Chine achète le Brésil ». Bolsonaro pourrait tenter d’imposer une mini-sanction à la Trump à la Chine. Mais il doit bien savoir que le puissant lobby de l’agro-business brésilien profite énormément de la guerre commerciale entre les USA et la Chine.

Le sommet 2019 des BRICS, qui aura lieu au Brésil, réserve un gros suspense : le face-à-face  de Bolsonaro le rouleur de mécaniques avec le vrai patron, Xi Jinping.

Alors, qu’est-ce que l’armée brésilienne est en train de concocter vraiment ? Réponse : la « Doctrine de la dépendance » brésilienne,  un vrai bâtard néocolonial.

D’une part, les chefs militaires brésiliens sont développementalistes, axés sur l’intégration territoriale, des frontières bien gardées et un « ordre » interne, social et économique totalement discipliné. En même temps, ils croient que tout cela doit être mis en œuvre sous la supervision de la « nation indispensable ».

Les chefs militaires estiment que leur propre pays ne dispose pas de compétences suffisantes pour combattre le crime organisé, la cybersécurité, la biosécurité et, sur le plan économique, pour maîtriser pleinement un État minimal couplé avec une réforme fiscale et l’austérité. Pour le gros de l’élite militaire, le capital privé étranger est toujours un moindre mal.

Une conséquence inévitable est de voir les pays d’Amérique Latine et d’Afrique comme des Untermenschen : une réaction contre l’accent mis par Lula et Dilma sur l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) et sur une intégration énergétique et logistique plus étroite avec l’Afrique.



Le général Eduardo Villa Bôas, commandant de l'Armée de terre

Un coup d’État militaire n’est pas à exclure

Malgré cela, il existe une dissidence militaire interne, qui pourrait même paver la voie au retrait de Bolsonaro, une simple marionnette, au profit du vrai truc : un général.

Lorsque le Parti des Travailleurs était au pouvoir, la Marine et l’Armée de l’Air étaient très satisfaites des projets stratégiques tels qu’un sous-marin nucléaire, un avion de chasse supersonique et des satellites lancés par des fusées Made in Brazil. Il reste à voir leur réaction au cas où où Bolsonaro abandonnerait définitivement ces percées technologiques.

La question clé est de savoir s’il existe un lien direct entre le gratin des académies militaires brésiliennes, les « généraux de la dépendance » et leurs techniques d’opérations psychologiques, les différentes factions évangéliques, et les tactiques post-Cambridge Analytica employées par la campagne Bolsonaro. Y a-t-il une nébuleuse qui rassemble toutes ces cellules, ou est-ce un réseau informel ?

La meilleure réponse est sans doute celle de l’anthropologue de guerre Piero Leirner, qui a mené des recherches approfondies sur les forces armées brésiliennes et m’a dit : « Il n’y avait aucun lien antérieur. Bolsonaro est arrivé après coup. Le seul lien possible est entre certains aspects de sa campagne et des opérations psychologiques. Cambridge Analytica et Bannon représentent l’infrastructure, mais la qualité de l’information, pour envoyer des signaux contradictoires et ensuite une résolution d’ordre venant comme troisième voie, c’est la stratégie militaire des manuels d’opérations psychologiques de la CIA » .

Mais il y a des failles. Leirner voit l’arc des forces disparates qui soutiennent Bolsonaro comme un « bricolage » qui tôt ou tard se désagrègera. Quelle sera la prochaine étape ? Un sous-général Pinochet ?

Pourquoi Bolsonaro n’est pas Trump

Dans « La Route vers quelque part : La révolte populiste et l’avenir de la politique », David Goodhart montre que la force motrice du populisme n’est pas l’amour fasciste d’une ultra-nation. C’est l’anomie, ce sentiment d’une vague menace existentielle posée par la modernité. Cela s’applique à toutes les formes de populisme de droite en Occident.

Nous avons donc l’opposition entre le « peuple de quelque part » et les « gens de partout ». Il y a les « quelque part » qui veulent que la démocratie de leur nation ne bénéficie qu’à l’ethnie « bien d’chez nous », avec une culture nationale non contaminée par des influences « étrangères ».

Et il y a les « gens de partout » qui habitent le vortex postmoderne et sans racines du multiculturalisme et des voyages d’affaires à l’étranger. Il s’agit d’une minorité démographique, mais d’une majorité au sein des élites politiques, économiques, éducatives et professionnelles.

Cela conduit Goodhart à faire une distinction cruciale entre populisme et fascisme – idéologiquement et psychologiquement.

La distinction juridique standard se trouve dans le droit constitutionnel allemand. Le populisme de droite est « radical »,  donc légal. Le fascisme est « extrême », donc illégal.

Il est faux de qualifier Trump de « fasciste ». Bolsonaro en Occident a été surnommé « le Trump tropical ». Le fait est que Trump est un populiste de droite – qui en vient même à déployer certaines politiques qui pourraient même être caractérisées comme relevant de la Vieille Gauche.

Bolsonaro apparaît comme un margoulin raciste, misogyne, homophobe, partisan de la légitime défense, qui favorise un Brésil blanc, patriarcal, hiérarchique, hétéronormatif et « homogène » : une absurdité dans une société profondément inégalitaire encore ravagée par les effets de l’esclavage et où la majorité de la population est métissée. En outre, historiquement, le fascisme est une Solution finale bourgeoise radicale visant l’anéantissement total de la classe ouvrière. Cela fait de Bolsonaro un fasciste pur et simple.

Trump est plus modéré que Bolsonaro. Il n’incite pas ses partisans à exterminer littéralement ses opposants. Après tout, Trump doit respecter le cadre d’une république aux institutions démocratiques anciennes, même si elles sont défectueuses.

Cela n’a jamais été le cas dans la jeune démocratie brésilienne, où un président peut maintenant se comporter comme si les droits humains étaient un complot communiste et onusien. Les classes laborieuses brésiliennes, les élites intellectuelles, les mouvements sociaux et toutes les minorités ont de nombreuses raisons de craindre le Nouvel Ordre : selon Bolsonaro  lui-même, « ils seront bannis de notre patrie » . La criminalisation/déshumanisation de toute opposition signifie littéralement que des dizaines de millions de Brésiliens sont quantité négligeable.

Parlez à Nietzsche

Le coup d’État sophistiqué de la guerre hybride au Brésil, qui a commencé en 2014, a eu un point d’inflexion en 2016 et a culminé en 2018 avec la destitution d’une présidente, l’emprisonnement d’un autre, l’écrasement de la droite et du centre-droit et  ouvrant la voie, sur le mode  post-politique-sous-stéroïdes,  au néofascisme.

Mais Bolsonaro est un médiocre cryptogramme vide. Il n’a pas la structure politique, la connaissance, sans parler de l’intelligence, pour avoir fait tout ce chemin, sans un système transfrontalier hyper-complexe, à la pointe de la technologie, de soutien par des services de renseignements. Pas étonnant qu’il soit le chouchou de Steve Bannon.

En revanche, la gauche – comme en Europe – est restée une fois de plus coincée en mode analogique. Aucun front progressiste, surtout dans ce cas, constitué qu’il a été à la dernière heure, ne pouvait combattre le tsunami toxique de guerre culturelle, de politique identitaire et de fake news  micro-ciblées.

Elle a perdu une bataille majeure. Mais au moins, elle sait maintenant que c’est une guerre tout azimut sans merci. Pour détruire Lula,  le plus éminent prisonnier politique du monde, les élites brésiliennes ont dû détruire le Brésil. Mais la phrase de Nietzsche  reste valable : tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. L’avant-garde de la résistance mondiale contre le néofascisme en tant que stade supérieur du néolibéralisme s’est déplacée au sud de l’Équateur. No pasarán.

http://tlaxcala-int.org/upload/graphistes/g_3282.jpg

Tjeerd Rojaards, Pays-Bas

 

 

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://bit.ly/2CQJ6Ps
Publication date of original article: 29/10/2018
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=24523

 

Tags: BolsonaziBrésilAbya Yala
 

 
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