TLAXCALA تلاكسكالا Τλαξκάλα Тлакскала la red internacional de traductores por la diversidad lingüística le réseau international des traducteurs pour la diversité linguistique the international network of translators for linguistic diversity الشبكة العالمية للمترجمين من اجل التنويع اللغوي das internationale Übersetzernetzwerk für sprachliche Vielfalt a rede internacional de tradutores pela diversidade linguística la rete internazionale di traduttori per la diversità linguistica la xarxa internacional dels traductors per a la diversitat lingüística översättarnas internationella nätverk för språklig mångfald شبکه بین المللی مترجمین خواهان حفظ تنوع گویش το διεθνής δίκτυο των μεταφραστών για τη γλωσσική ποικιλία международная сеть переводчиков языкового разнообразия Aẓeḍḍa n yemsuqqlen i lmend n uṭṭuqqet n yilsawen dilsel çeşitlilik için uluslararası çevirmen ağı

 18/11/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 LAND OF PALESTINE 
LAND OF PALESTINE / Pourquoi je vote pour le Vieil Homme qui a fait de Tel-Aviv ce qu’elle est
Date of publication at Tlaxcala: 02/11/2018
Original: Why I'm voting for the Old Man who has made Tel Aviv what it is

Pourquoi je vote pour le Vieil Homme qui a fait de Tel-Aviv ce qu’elle est

Gideon Levy جدعون ليفي גדעון לוי

Translated by  Jacques Boutard
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Le 30 octobre, le maire travailliste de Tel Aviv- Jaffa, Ron Huldai, ancien général de brigade de l’aviation, 74 ans, a été réélu avec 46% des voix. Il engage ainsi son cinquième mandat. Gideon Levy explique pourquoi il a voté pour lui.-Tlaxcala

Si seulement Israël avait eu un premier ministre depuis vingt ans pouvant s’enorgueillir de la moitié des réussites du maire de Tel-Aviv Ron Huldai

Dans deux jours je voterai avec joie pour Ron Huldai, et ce que je vais dire va sûrement mettre en colère les gens de gauche.  Asaf Zamir et Assaf Harel sont des candidats méritants – tout comme l’étaient autrefois  Dov Khenin et Nitzan Horowitz. Mais mon cœur penche en faveur du maire qui a fait de Tel-Aviv ce qu’elle est aujourd’hui. Huldai mérite nos remerciements et notre admiration. Offrir un autre mandat au dernier étage du bâtiment de la place Rabin  serait un geste approprié, non seulement envers lui, mais aussi envers les habitants de l’endroit le plus sain d’esprit de l’enfer, endroit dont la santé mentale a été  préservée en grande partie grâce au Joueur de Flûte de Hulda*.

On dit qu’il est vieux, repu et fatigué, tandis que ses rivaux sont jeunes et affamés ; on dit que c’est un maire pour les riches, qui a construit des tours gigantesques ; qu’il n’y a pas de places de parking, et qu’il y a des embouteillages, qu’il n’y a pas de transports publics dignes de ce nom et que le prix du logement est pire qu’à Tokyo ; que le système scolaire est mauvais et que la place Atarim est toujours là** ; que la ville est sale et que sa partie sud a été négligée.

La plupart de ces affirmations sont exactes, bien que tout ne soit pas de la faute de Huldai. Mais on ne peut pas regarder  notre Tel-Aviv adorée et ne voir que le négatif des réalisations de l’homme qui est à la barre depuis 20 ans. Si on peut critiquer Huldai pour ces problèmes, et il y en a plus d’un, alors il faut aussi  mettre ses réussites à son crédit ─ et il y en a encore bien plus. Pourquoi réparer ce qui n’est pas cassé ?

Nous avons un élu qui a fait beaucoup de bien, qui n’est pas touché par la corruption, qui a courageusement tenu tête au mal ─ pourquoi ne pas voter pour lui ? Nous avons un homme honnête et talentueux à un poste de commande (combien d’autres y en a-t-il, s’il y en a), faudrait-il le remplacer par quelqu’un d’autre ? Troquer ce qu’on connaît pour ce qu’on ne connaît pas ? Pourquoi ? À cause de son âge et de son ancienneté ? Si seulement Israël avait eu un premier ministre depuis vingt ans pouvant s’enorgueillir de la moitié des réussites du maire de Tel-Aviv Ron Huldai. Les 20 premières années ont été bonnes. Pourquoi ne pas y ajouter encore 20 ans, ou au moins cinq. C’est quelqu’un en qui on peut avoir confiance.

 

Ron Huldai inaugurant en 2011 le Théâtre Habima rénové, au centre du quartier de la culture de Tel Aviv, conçu sur le modèle du Lincoln Center de New York

Pilote de combat, pas précisément un homme de gauche, ancien homophobe et vaniteux, Huldai a embelli Tel-Aviv. Même les plus grands critiques d’Israël baissent le ton après avoir passé une nuit dans la ville. Pour nous c’est un refuge, dirigé par quelqu’un qui a fait plus que tout autre responsable du pays pour les demandeurs d’asile et les réfugiés. C’est aussi celui qui a promis de compenser tout établissement culturel qui serait affecté par la « loi de loyauté » de Miri Regev. Connaissez-vous un autre maire pareil ? Ne devrions-nous pas voter pour lui ? N’avons-nous pas besoin de réconfort contre tout le mal qui nous environne ?

Ne devrions-nous pas réélire la personne qui a fait de ces vieux chemins poussiéreux qu’étaient nos boulevards de délicieux parcs pleins de vie ? Quelqu’un qui a fait du front de mer l’une des plus charmantes promenades au monde ; qui a développé le Parc  Hayarkon, créé par ses prédécesseurs Yehoshua Rabinovitz et Shlomo Lahat, en en faisant une version de Central Park en plus animé  ? Qui a aménagé des pistes cyclables, fait de la place Habima un parc délicieux, rénové la vieille gare de chemins de fer et la Kirya [Le Campus, quartier administratif hébergeant le QG de l’armée, NdE], et même fait disparaître la maudite place Dizengoff ; dont le mandat a vu naître une ville bourdonnante, débordante de gens jour et nuit, une ville qui ne s’arrête jamais.

Il est vrai que toute ces bonnes choses corrompent Israël : grâce au bien que Huldai a fait à Tel-Aviv, Israël s’est fermé encore plus à tout ce qui se passe dans l’arrière-pays. Mais Huldai n’en est pas responsable. Il est seulement responsable du fait qu’au carrefour mortel situé près de chez moi et dont l’entrée est plus dangereuse que l’entrée de la place Tahrir au Caire, il n’y a toujours pas de feux de signalisation, malgré toutes mes réclamations. Cela, je ne le pardonnerai pas  à Huldai, mais je me souviendrai de tout le reste.

C’est pourquoi je voterai pour lui avec enthousiasme, dans l’espoir qu’il passe cinq année supplémentaires à la tête de ce « bouillon de culture » grâce auquel pas mal d’Israéliens ont réussi à ne pas devenir complètement fous.

NdE

*Hulda : nom du kibboutz où est né Ron Huldai en 1944, de parents originaires de Łódź en Pologne, qui ont pris le nom du kibboutz

**La place Atarim, Kikar Atarim, située entre le boulevard Ben-Gourion et la plage, est une des horreurs architecturales de Tel Aviv, surmontée par douze énormes parasols/champignons en béton rongés par le sel marin et menaçant de s’écrouler. La mairie avait annoncé l’année dernière leur destruction et la rénovation de la place, qui est en cours, pour en faire une Marina post-moderne (coût ^prévu de l’opération : 1 milliard de shekels, 240 millions d’€. Pendant la première Guerre du golfe, quand Tel-Aviv a été bombardée, Shlomo Lahat, qui en était le maire, avait exprimé le souhait qu’une roquette s’abatte sur la place, ce qui donne la mesure de ce que cette place représente pour la population de Tel-Aviv...

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://www.haaretz.com/opinion/.premium-why-i-m-voting-for-the-old-man-who-has-made-tel-aviv-what-it-is-1.6595890
Publication date of original article: 28/10/2018
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=24497

 

Tags: Ron HuldaiTel AvivÉlections municipales israéliennes 2018Parti Travailliste israélienPalestine/Israël
 

 
Print this page
Print this page
Send this page
Send this page


 All Tlaxcala pages are protected under Copyleft.