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 22/10/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
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 AFRICA 
AFRICA / Algérie : 30 ans après, les leçons (non apprises) du 5 octobre 1988
Date of publication at Tlaxcala: 06/10/2018
Translations available: Español 

Algérie : 30 ans après, les leçons (non apprises) du 5 octobre 1988

Adlène Meddi عدلان مدي

 

Ce 5 octobre marque le trentième anniversaire du soulèvement populaire algérien, en 1988, qui a permis de mettre fin au système du parti unique et d’amorcer un semblant d’ouverture démocratique

Après cinq jours d’émeutes, les débris jonchent la rue Didouche Mourad dans le centre-ville d’Alger, le 10 octobre 1988 (AFP).

« Chahut de gamin ». « Printemps arabe avantl’heure ». « Manipulation d’officines secrètes ». « Complot international ». « Révolution d’octobre ». « Chute un an à l’avance du mur de Berlin »... les qualificatifs foisonnent pour parler des événements qui ont vu la jeunesse algérienne affronter les forces de l’ordre du pays du 5 au 10 octobre 1988.

L’Algérie de la fin des années 1980 : un système politique qui se cherche entre l’option socialiste et le chant des sirènes du libéralisme, à la mode dans cette décennie-là. Une pensée de l’État fragmentée entre orthodoxes de la ligne dure, centraliste et boumediéniste, et les tenants des « réformes » structurelles. Réformer pour « ouvrir l’État sur la société, ne plus la considérer comme sous tutelle », pour reprendre un ministre du gouvernement Mouloud Hamrouche (1989-1990). 

Une sourde tension s’exaspère entre les deux camps et chaque coup louche est marqué du sceau de la suspicion et du complot. Le combat semble engagé et l’arène prend la dimension d’un pays, d’un moment de l’Histoire. 

C’était les années 80

Les réformes planifiées dans les bureaux de la présidence de la République au cours de la dernière moitié des années 1980 soutiennent une idée forte : le système ne survivra pas aux soubresauts de l’Histoire (et de la démographie galopante ; en 1986 et 1987, la croissance démographique a dépassé la croissance économique avec 900 000 naissances par an) s’il ne s’ouvre pas intelligemment en responsabilisant les élites étatiques et désoviétisant les appareils et les institutions. 

Les réformateurs prônent une libéralisation politique mais aussi économique, afin d’éviter le leurre fictionnel de l’une et l’asservissement économique de l’autre quand ces deux politiques sont menées séparément ou de manière asynchrone. 

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Courtesy of MiddleEast Eye
Source: https://www.middleeasteye.net/fr/opinions/trente-ans-apr-s-les-le-ons-non-apprises-du-5-octobre-1988-1089802779
Publication date of original article: 05/10/2018
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=24227

 

Tags: Algérie Octobre 1988Révoltes logiquesAlgérie
 

 
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