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 16/10/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 LAND OF PALESTINE 
LAND OF PALESTINE / Je suis USaméricaine, juive et bannie d’Israël/Palestine à cause de mon militantisme
Date of publication at Tlaxcala: 03/02/2018
Original: I am USAmerican, Jewish and banned from Israel/Palestine for my activism
Translations available: Deutsch 

Je suis USaméricaine, juive et bannie d’Israël/Palestine à cause de mon militantisme

Medea Benjamin

Translated by  Edith Rubinstein
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Ce mois-ci, le gouvernement israélien a annoncé que les militants affiliés à 20 organisations, dont la mienne, CodePink, seraient interdits d’entrer en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, en raison de notre soutien au mouvement non-violent Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

 

En tant que juive, cela me rend extrêmement triste parce que j’ai un attachement de toute une vie à Israël et à la Palestine. Cela approfondit mon engagement à travailler pour la paix et l’égalité pour tous les peuples de la région.

Je suis allée pour la première fois en Israël il y a 50 ans, juste après la guerre de juin 1967. J’avais 16 ans et j’ai passé l’été dans le kibboutz d’Aïn Gedi, juste sur la mer Morte. J’ai aimé le kibboutz, où j’ai appris l’agriculture, la vie communautaire et le socialisme (oui, c’était un kibboutz socialiste à l’époque). J’ai également appris, cependant, le mépris et le racisme que de nombreux Juifs manifestaient envers les Palestiniens et les autres Arabes.

Je me suis fait des amis parmi les Palestiniens qui m’ont appris comment l’État juif les avait dépossédés de leurs terres pendant l’établissement d’Israël, avait créé des millions de réfugiés qui n’avaient pas le droit de revenir et avait refusé les droits fondamentaux aux Palestiniens restés citoyens de seconde zone.

Au fil des ans, j’ai été solidaire à la fois des Palestiniens et des Israéliens qui essaient de construire une nation véritablement démocratique. J’ai cofondé le groupe Global Exchange, qui emmène des délégations dans la région depuis 1990. Contrairement à la plupart des voyages organisés par des groupes américains, ces voyages amènent des gens à rencontrer des Palestiniens en Cisjordanie occupée. Ils travaillent ensemble dans la récolte des olives, conjuguent leurs efforts pour empêcher les maisons palestiniennes d’être démolies par les colonies illégales en expansion constante d’Israël, et rencontrent les Israéliens qui défendent les droits des Palestiniens.

En 2002, Jodie Evans et moi-même avons fondé le groupe de paix à direction féminine Codepink, pour arrêter la guerre en Irak. En plus de protester contre les guerres US en cours en Irak et en Afghanistan, les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et d’autres aspects du militarisme, nous avons incorporé dans notre programme  la lutte palestinienne pour la liberté

Après les horribles bombardements israéliens de Gaza en 2009, 2012 et 2014, nous avons emmené des centaines de personnes dans la Bande de Gaza assiégée pour assister aux souffrances humaines dévastatrices et apporter une aide humanitaire cruciale. Nous avons rejoint la flottille internationale de la liberté qui, chaque année depuis 2010, envoie des navires pour tenter de briser le blocus de Gaza imposé par Israël et sa punition collective de plus d’ 1,8 million de Palestiniens.

Nous faisons pression sur le gouvernement US pour qu’il cesse de donner plus de 3 milliards de dollars par an de nos impôts au gouvernement israélien pour l’aide militaire.
Nous soutenons les courageux Palestiniens comme Issa Amro et Ahed Tamimi, qui n’a que 16 ans, confrontés à de longues peines de prison pour leur militantisme en faveur des droits humains, et nous travaillons avec des groupes israéliens remarquables comme Les Rabbins pour les droits humains et la Coalition israélo-palestinienne des Femmes pour la Paix. .

En 2005, lorsque la société civile palestinienne a appelé la communauté internationale à soutenir le BDS en tant que tactique pour faire progresser sa lutte pour la liberté, la justice et l’égalité, nous avons signé. Au fil des années, nous avons mené des campagnes de plaidoyer réussies, notamment à l’encontre de l’entreprise de cosmétiques AHAVA et de SodaStream. Nous faisons également campagne pour empêcher AirBnB et Remax de louer et de vendre des propriétés dans les colonies.

Le mouvement BDS dirigé par les Palestiniens est façonné d’après le mouvement de boycott qui a contribué à faire tomber l’apartheid en Afrique du Sud. Son objectif est d’exercer une pression économique non-violente sur Israël jusqu’à ce qu’il cesse d’occuper toutes les terres palestiniennes conquises en 1967, d’accorder des droits égaux aux citoyens palestiniens d’Israël et d’honorer la résolution 194 des Nations unies qui maintient le droit au retour des réfugiés palestiniens expulsés de leurs maisons par Israël.

Au-delà de l’impact économique du mouvement, le BDS a changé le discours sur la privation des droits des Palestiniens et a construit un mouvement mondial plus large. Qu’il s’agisse d’églises, d’associations universitaires et de syndicats, jusqu’à des mouvements de justice sociale comme Black Lives Matter et Standing Rock ou d’icônes de la culture pop refusant des voyages gratuits en Israël, BDS grandit dans le monde entier, et Israël parvient toujours moins  à le contenir. Son dernier effort est cette liste noire de 20 organisations pro-BDS.

Il est clair qu’Israël, encouragé par ses partisans dans l’administration Trump, augmente sa répression contre les défenseurs des droits humains et les critiques. Cette tactique, cependant, ne fera que transformer encore plus complètement Israël en paria.

Comme l’a déclaré l’ancien ministre sud-africain Ronnie Kasrils : « Les tentatives de l’ancien gouvernement sud-africain d’apartheid de discréditer et de menacer le mouvement BDS ont échoué et ont eu un effet contreproductif et n’ont fait que renforcer les protestations internationales qui ont aidé à renverser ce régime injuste. L’ Israël de l’apartheid suit ce chemin. "

Face aux tentatives de plus en plus drastiques d’Israël de réprimer les militants non-violents dans le pays et à l’étranger, nous renforcerons notre travail fondé sur des principes principe en faveur de la liberté et de la justice pour tous en Israël / Palestine.

 





Courtesy of EuroPalestine
Source: https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/jan/15/i-am-american-jewish-and-banned-from-israel-for-my-activism
Publication date of original article: 19/01/2018
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=22616

 

Tags: BDSListe noire BDSPalestine/Israël
 

 
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