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 20/04/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 UMMA 
UMMA / On ne doit pas traîner dans la boue les manifestations pacifiques en Iran : déclaration de militant.es iranien.nes
Date of publication at Tlaxcala: 23/01/2018
Original: اجازه نمی‌دهیم بر تاریخ فعالیت‌های عاری از خشونت مردم
خاک پاشیده شود

Translations available: Deutsch  Español  Italiano  English  عربي 

On ne doit pas traîner dans la boue les manifestations pacifiques en Iran : déclaration de militant.es iranien.nes

Various Authors - Versch. Autoren -Muhtelif Yazarlar-مؤلفون مختلفين - نویسندگان مختلف

Translated by  Mikaela Honung

 

Plus de 200 militant.es iranien.nes du mouvement de libération des femmes se déclarent solidaires des manifestants


"Seuil de pauvreté : 4 millions (=900 €), notre revenu : 1 million (225 €)"
Section syndicale des enseignants et éducateurs de Yazd -
31  décembre 2017

L’an dernier, des manifestations pacifiques ont eu lieu chaque jour en Iran : des travailleurs excédés par les retards de paiement, des enseignants, des portefaix  paupérisés par les instituts financiers et se faisant tirer dessus, se sont rassemblés à plusieurs reprises devant le Parlement, les instances gouvernementales ou sur leur lieu de travail pour tenter  de se faire entendre des responsables. Des voix qu’on avait négligées, jusqu’à ce jour où les manifestants sont descendus dans les rues des villes et villages pour clamer haut et fort leurs exigences aux oreilles de tout le monde. La voix des citoyens qui revendiquaient leurs droits. Des droits  pour lesquels militaient dans divers domaines des membres de la société civile, que ce soit à titre privé ou en publiant des textes, et qui s’étaient vu répondre par la violence, comme ceux qui aujourd’hui descendent dans la  rue.



Fonctionnaires protestant contre leurs conditions de travail
9 décembre 2017 -  (
Source)

Les militants de la société civile essaient depuis plusieurs années d’attirer l’attention sur une politique erronée qui aggrave la pauvreté, les inégalités, la fracture sociale et accentue la pression sur de vastes pans de la population. Ils s’attaquent en permanence aux salaires impayés, aux inégalités dans le  traitement de la main-d’œuvre, que ce soit dans le public ou le privé. Ils sont  préoccupés par la santé publique, l’enseignement et l’environnement, l’exploitation des étudiants utilisés comme main-d’œuvre sous-payée, de la pauvreté qui s’étend  chez les femmes, de leur exclusion du marché du travail, de l’accroissement de la pression sur les immigrants, et de la répression généralisée, plus marquée à l’égard des femmes.

Protestations de salariés contre le non-paiement de leurs salaires
19 janvier 2017. Sources
gauche , droite

Aujourd’hui plus que jamais les femmes sont confrontées à la pauvreté et au chômage, en raison soit de leurs revenus trop faibles, soit de l’extension du chômage.

Il y a 4 ans, le mouvement des femmes iraniennes avait déjà publié une déclaration contre la situation d’infériorité des femmes et attiré l’attention sur leur paupérisation. Aujourd’hui, même les statistiques officielles confirment qu’en dix ans (de 2004 à 2013) les femmes ont été mises au chômage par centaines de milliers chaque année; rien qu’en 2013, une femme sur trois travaillant dans le privé n’a pu reprendre son travail à l’issue de son congé de maternité, car elle a été licenciée. D’autre part il semblerait que le nombre des femmes soutiens de famille a crû de 55% en 20 ans (de 1991 à 2010) et que 82% d’entre elles sont au chômage. S’y ajoute le fait que l’augmentation du nombre d’universitaires femmes montre qu’en Iran elles constituent le premier contingent de chômeurs. Bien qu’elles aient réussi à franchir les obstacles - origine géographique ou domaines réservés aux hommes - qui les empêchent d’accéder aux études supérieures, leur diplôme ne leur a pas ouvert le marché du travail.


   
"Les enseignants n'ont pas d'argent pour le pain, pour le logement, ils n'ont que des dettes"
Téhéran, 24 février 2015 (
Source)

Beaucoup recommandent le calme, conseillent les voies normales de changement et tiennent les manifestations de rue pour de dangereuses provocations, qui fournissent au gouvernement un prétexte à la répression violente. Mais ces trois dernières années ont appris aux mouvements sociaux que leurs efforts d’engagements civils et pacifiques ne les ont pas protégés de réactions dures et violentes. Syndicats, fondations et mouvements de la société civile ont été déclarés illégaux après avoir été autorisés, leurs bureaux ont été fermés, et leurs militants traduits en justice. Les appels à des marches silencieuses ou des sit-in dans des parcs et espaces publics ont été sanctionnés par des attaques et poursuites, leurs participants  ont été mis en accusation et le droit des citoyens à manifester n’a pas été reconnu.

Nous, regroupement de militantes du mouvement des femmes iraniennes demandons à ceux qui appellent à des manifestations pacifiques et à des actions légales : sur quelle base les pétitions en faveur d’un changement des lois discriminatoires sont-elles déclarées illégales ? Pourquoi des centaines de personnes sont-elles arrêtées et poursuivies par la justice? Sur quelle base la campagne en faveur d’une modification de la suprématie masculine au Parlement a-t-elle été déclarée illégale, pour pouvoir d’emblée la combattre et la réduire à néant ? Pourquoi a-t-on réagi par la violence et les arrestations  au sit-in silencieux  autour de la place Azadi?

Pour tenter d’ouvrir un espace pour une égalité des droits libérée de toute discrimination, le mouvement des femmes iraniennes a toujours agi par des moyens pacifiques et dans le cadre des lois mesquines en vigueur. Leurs actions ont toujours été réprimées quels qu’en soient les motifs.

Nous qui militons contre la discrimination et les inégalités estimons qu’il est de notre responsabilité de ne pas tolérer que les activités non-violentes de citoyens soient traînées dans la boue et qu’eux-mêmes soient rendus responsables de la violence exercée à leur encontre. En outre, comme par le passé, nous estimons de notre responsabilité de descendre dans la rue et les espaces publics pour revendiquer nos droits- si divers que soit le mouvement actuel. De la même manière, nous pensons que les gouvernements se doivent d’aborder les revendications de différents pans de la population  sans recourir à la menace, à la discrimination ou à la répression. À présent nous exigeons très concrètement la libération de tous les prisonniers politiques et dissidents, le respect du droit à l’organisation et au rassemblement, et en ce qui concerne les femmes, l’arrêt de toute mesure visant à enfermer les femmes au foyer, l’égalité des sexes dans le travail et les choix professionnels, des décisions politiques pour protéger les femme chefs de famille et ainsi qu’un changement des structures et lois discriminatoires qui servent à réprimer et à inférioriser les femmes au sein de la société et de l’économie.

Signataires 

 Abed Ebadi
Ahmad Zahedi Langaroodi
Akbar Mehdi
Ali Tayefi
Alireza Khanbakhshi
Alma Bahmanpoor
Almira Mohammadikhah
Alnar Ansari
Alnar Barati
Amene Astane
Amin Mo’azzami
Amir Shabnampoor
Amir Ya’ghoob’ali
Asghar Kiani
Asha Mo’meni
Avin Kish-kar
Ayda Pahlevan
Ayda Sa’adat
Azade Chehri
Azade Faramarziha
Azade Khosroushahi
Azade Moulavi
Azar Rahsepar
Azin Reza’ian
Babak Soltani
Bahar Famili
Bahar Jafari
Bahar Monshi
Banafshe Jamali
Baran Ghadrabadi
Behnam Amini
Delaram Ali
Dena Dadbeh
Ehsan Ahari
Ehteram Schadfar
Elahe Amani
Elahe Farahani
Elham Vatandoost
Fa’eze Sabzevari
Fa’eze Za’eri
Fakhri Shadfar
Farahrooz Ranjbar
Farangiz Bayat
Fariba Mokhber
Faride Yazdi
Farkhonde Jabbarzadeh
Farkhonde Jafari
Farnaz Tabrizi
Farzane Jalalifar
Farzane Kamali
Fateme Masjedi
Fattane Abdolhoseini
Firooze Mohajer
Foroogh Rasooli
Foroogh Sami’nia
Freshte Naji Habibzade
Galale Vatandoost
Ghazal Asbaghi
Ghazal Mohsenpoor
Hadi Farzane
Hadid Taghi-yar
Hamed Sheybani
Hasan Zakeri
Hoda Aminian
Holya Fa’ezipoor
Hosein Foughani
Jafar Mortazavi
Jelve Javaheri
Kave Sabbaghi
Kaveh Kermanshahi
Khadije Moghaddam
Kiana Karimi
Kimia Mehdipoor
Leyla Asadi
Leyla Moori
Ma’soome Kamali
Mahboobe Hoseinzade
Mahin Farhangian
Mahnaz Parakand
Mahsa Jazini
Mahsa Shah’shahani
Mahshid Pegahi
Malahat Maddahi
Malihe Jalilvand
Manizhe Mollahaji
Manizhe Najm Araghi
Mansoor Asanloo
Mansoore Behkish
Mansoore Shoja’i
Maryam Amini
Maryam Gha’em Magham
Maryam Hoseinkjah
Maryam Jafari
Maryam Rahmani
Maryam Rezai
Maryam Roosta
Maryam Roostaisefat
Maryam Zandi
Mas’oode Miri
Mehdi Mohammadi
Mehrnoosh Mirsa’idi
Mina Elahi
Mina Golkar
Mina Keshavarz
Mina Mahboobi
Mina Pakdel
Mina Parande
Mina Rafi’i
Mina Soltani
Mohammad Hosein Asgari
Mohammad Poorabdollah
Mohammad Rafi’i
Mohsen Hoveyda
Molook Aziz-zadeh
Mona Mash’hadi
Mozhde Mardookhi
Na’im Dootdaran
Nafise Mohammadpoor
Naghi Rashidi
Nahid Jafari
Nahid Mirhaji
Najib Asadpoor
Najmi Vahedi
Narges Ramin
Narges Sahra-navard
Narges Tayyeban
Narsin Safa’i
Nasim Farvardin
Nasrin Basiri
Nasrin Hoseini
Nasrin Khosravi
Nasrin Moghaddam
Nastaran Hamidi
Nayyere Touhidi
Nazeli Farrokhi
Neda Naji
Neda Soltani
Negin Bank
Niki Ha’eri
Niloofar Fooladi
Nooshin Keshavarznia
Ozra Tabari
Parastoo Foroohar
Parisa Kaka’i
Parnian Ne’mati
Parvane Asanloo
Parvane Yavari Moghaddam
Parvin Ardalan
Parvin Zabihi
Parvin Zarrabi
Pooyesh Azizeddin
Raf’ati Razi
Raha Asgarizadeh
Reyhane Jadidfar
Rezvan Moghaddam
Roya Mehrasa
Sa’id Rahmani
Sa’id Sa’badfi
Sa’ide Reja
Sabere Sadeghi
Sabri Najafi
Sadighe Damghani
Sahar Hatami Lahaghi
Sahar Mohammadi
Sahar Rzazadeh
Sahar Sajjadi
Saina Maghsoodi
Saloome Rahimi
Samin Cheraghi
Samir Garshasebi
Sanaz Mohsenpoor
Sara Hoseini
Sara Saharnavard-Fard
Sepideh Rahimi
Setare Sajjadi
Shabnam Miri
Shaghayegh Eghdami
Shahin Navai
Shahla Foroozanfar
Shahnaz Maddah
Shahpar Bamdad
Shakiba Asgarpoor
Shamim Sherafat
Sharare Khanbalooki
Sheyda Asgari
Shima Ghooshe
Shokooh Sobhi
Sima Hiseinzadeh
Simin Foroohar
Simin Kazemi
Somayye Jafari
Somayye Nasima
Somayye Rashidi
Soosan Tahmasebi
Tooran Poori
Vahide Moulavi
Zahra Rastegar
Zeinab Azhirak
Zeynab Bayazid
Zeynab Peyghambarzadeh
Zhila Davarpanah
Zhina Modarres Gorji
Zohre Arzani
Zohre Asadpoor
Zohre Mo’ini
Zohre Zamani

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://bidarzani.com/28211
Publication date of original article: 17/01/2018
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=22517

 

Tags: Mouvement des femmes iraniennesRévoltes logiquesMouvements sociauxRépression policièreDespotismeDroits des femmesIran
 

 
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