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 21/09/2017 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 ABYA YALA 
ABYA YALA / Grandes manœuvres autour du Venezuela
Date of publication at Tlaxcala: 23/08/2017
Original: Grandi manovre attorno al Venezuela
Translations available: Português  English  Deutsch  Español 

Grandes manœuvres autour du Venezuela

Manlio Dinucci Μάνλιο Ντινούτσι مانليو دينوتشي

Translated by  Marie-Ange Patrizio

 

Les projecteurs politico-médiatiques, focalisés sur ce qui se passe à l’intérieur du Venezuela, laissent dans l’ombre ce qui se passe autour du Venezuela. Dans la géographie du Pentagone, celui-ci entre dans l’aire du U.S. Southern Command (Southcom), un des six “commandements combattants unifiés” entre lesquels les USA divisent le monde.

Le Southcom, qui couvre 31 pays et 16 territoires de l’Amérique latine et des Caraïbes, dispose de forces terrestres, navales et aériennes et du corps des marines, à quoi s’ajoutent des forces spéciales et trois spécifiques task forces (forces opérationnelles) : la Joint Task Force Bravo, basée dans la base aérienne de Soto Cano au Honduras, qui organise des exercices multilatéraux et autres opérations ; la Joint Task Force Guantanamo, basée dans la base navale homonyme à Cuba, qui effectue des “opérations de détention et interrogatoire dans le cadre de la guerre contre le terrorisme” ; la Joint Interagency Task Force South, basée à Key West en Floride, avec la mission officielle de coordonner les “opérations anti-drogue” dans toute la région. L’activité croissante du Southcom indique que ce qu’a déclaré le président Trump le 11 août -“ Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible action militaire”- n’est pas une simple menace verbale.

Bloqueo de Venezuela por las potencias europeas 1902.jpg

De décembre 1902 à février 1903, la Grande-Bretagne, l'Empire allemand et le Royaume d'Italie imposèrent un blocus naval au Venezuela en représailles du refus du président Cipriano Castro de payer la dette extérieure du pays

Une force spéciale des marines, dotée d’hélicoptères de guerre, a été déployée en juin dernier au Honduras pour des opérations régionales avec une durée prévue de six mois. Dans le cadre toujours du Southcom s’est déroulé en juin à Trinidad et Tobago l’exercice Tradewinds, avec la participation de forces de 20 pays des Amériques et des Caraïbes. En juillet s’est déroulé au Pérou l’exercice naval Unitas, avec la participation de 18 pays, et, au Paraguay, la compétition-exercice de forces spéciales de 20 pays.

Du 25 juillet au 4 août, des centaines d’officiers de 20 pays ont pris part à Panamax, exercice officiellement destiné à la “défense du canal de Panama”. Du 31 juillet au 12 août s’est déroulé à la Joint Base Lewis-McChord (Washington) le Mobility Guardian, “le plus grand et réaliste exercice de mobilité aérienne” avec la participation de 3 000 hommes et 25 partenaires internationaux, en particulier les forces aériennes colombiennes et brésiliennes qui se sont exercées dans des missions diurnes et nocturnes avec des forces US, françaises et britanniques. Le “scénario réaliste” est celui d’une grande opération aérienne, pour transporter rapidement des forces et armements dans la zone d’intervention. En d’autres termes, une répétition de l’intervention militaire au Venezuela évoquée par Trump.

La base principale serait la Colombie voisine, liée à l’OTAN en 2013 par un accord de partenariat. “Du personnel militaire colombien – documente l’OTAN- a pris part à de nombreux cours à l’Académie d'Oberammergau (Allemagne) et au Nato Defense College à Rome, en participant aussi à de nombreuses conférences militaires de haut niveau”.

Qu’un plan d’intervention militaire au Venezuela existe déjà est confirmé par l’amiral Kurt Tidd, commandant du Southcom : dans une audition au Sénat, le 6 avril 2017, il déclarait que “la crise humanitaire croissante au Venezuela pourrait rendre nécessaire une riposte régionale”. Pour réaliser la menace de l’”option militaire” de Trump,  la même stratégie que celle mise en acte en Libye et Syrie pourrait être adoptée, même si le contexte est différent, : infiltration de forces spéciales et de mercenaires qui jettent de l’huile sur les foyers intérieurs de tension, en provoquant des affrontements armés ; accusation contre le gouvernement de massacrer son propre peuple, suivie d'une  “intervention humanitaire” par une coalition armée conduite par les USA.





Courtesy of Mondialisation
Source: https://ilmanifesto.it/grandi-manovre-attorno-al-venezuela/.
Publication date of original article: 22/08/2017
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=21313

 

Tags: VenezuelaImpérialisme USAbya Yala
 

 
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