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 18/08/2017 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 USA & CANADA 
USA & CANADA / C'est Hanford, et pas Fukushima, qui constitue la plus grave menace radiologique pour la côte Ouest des USA
Date of publication at Tlaxcala: 26/05/2017
Original: Hanford, not Fukushima, is the big radiological threat to the U.S. West Coast

C'est Hanford, et pas Fukushima, qui constitue la plus grave menace radiologique pour la côte Ouest des USA

Robert Jacobs

Translated by  Jacques Boutard
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

La côte Ouest des USA est sous le coup d'une grave menace radiologique qui met en danger la santé de millions d'USAméricains. Elle comporte des risques pour la santé du public, des risques au niveau alimentaire et des dangers pour les générations futures en raison des radionucléides à longue durée de vie, dont certains comptent au nombre des éléments les plus toxiques sur cette planète. Il ne s'agit pas de Fukushima, mais de Hanford.

Alors que les radiations provenant de la fusion nucléaire du réacteur de Fukushima ne font qu'atteindre la Côte Ouest, apportées depuis le Japon par les courants océaniques, les radiations de Hanford sont déjà présentes, et même depuis 70 ans, et posent un risque de catastrophe qui pourrait faire paraître insignifiants les effets pourtant énormes qu'a eus la catastrophe de Fukushima sur le Japon. Hanford, situé sur la rivière Columbia à l'est de l'État de Washington, est le site où les USA ont produit la plus grande partie du plutonium utilisé pour la fabrication de leurs armes nucléaires pendant la Guerre Froide. De très fortes quantités de plutonium nécessaires à la fabrication de ces dizaines de milliers d'armes atomiques US ont été produites à Hanford. Les trois premiers réacteurs nucléaires jamais construits l'ont été à Hanford, première tranche d'un programme qui devait atteindre un total de neuf centrales nucléaires. Les centrales nucléaires, quel que soit le pays, ont fonctionné pendant dix ans avant qu'on y produise de l'électricité. La production d'électricité n'est qu'une fonction secondaire des centrales nucléaires, dont la conception et la construction ont d'abord été dirigées vers la production de plutonium.

Hanford a été le premier de ces sites de production de plutonium. Les deux catastrophes radiologiques les plus graves des quatre premières décennies de l'Âge atomique (à part lors de l'emploi d'armes nucléaires) ont été la conséquence de deux accidents survenus en 1957 sur des sites de production de plutonium, l'un au Royaume-Uni et l'autre en Union Soviétique. Les sites de production de plutonium militaire sont toujours les sites les plus contaminés sur la planète.

L'usine de production de plutonium vers 1955. Photo Evans/Getty Images

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L'un des réacteurs de production de plutonium en train de rouiller, 55 ans plus tard (2010). Photo Stuart Isett /The New York Times

Pendant la phase d'exploitation, plus de 67 tonnes de plutonium ont été fabriquées à Hanford. Hanford abrite 60% (en volume) de tous les déchets hautement radioactifs stockés aux USA. Près de 80% des barres de combustible irradié répertoriées par le Département de l’Énergie sont entreposées à moins de 400 mètres de la rivière Columbia selon les statistiques publiées sur la page  web de l'Association des Médecins pour la Responsabilité Sociale (Physicians for Social Responsibility) . Voici un très bref rappel des quelques-unes des pires conséquences et des risques du site de Hanford.

Le « Green Run »

En décembre 1949, les USA ont délibérément relâché une immense quantité de produits radioactifs dans des régions peuplées sur et autour du site de Hanford au cours de la célèbre opération «  Green Run ». Ce fut le plus important dégagement de produits radioactifs conduit par le gouvernement U.S.

Si les tests nucléaires menés au Nevada avaient exposé beaucoup de personnes à d'importantes quantités de radiations, ceci était la conséquence indirecte du désir de tester des armes. En revanche, l'opération « Green Run » avait pour but spécifique de relâcher des produits irradiants dans la région de Hanford. L'opération « Green Run » avait été décidée en réaction au premier essai de la part des Soviétiques d'une arme nucléaire au Kazakhstan quelques mois plus tôt. Les premiers indices démontrant que les Soviétiques avaient expérimenté avec succès une arme nucléaire avaient été perçus par les détecteurs de Hanford quelques jours plus tard. Il fut alors décidé de relâcher des radiations « similaires » à celles de l'essai soviétique afin de mettre au point et perfectionner un matériel de détection permettant une meilleure analyse du programme soviétique. Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale la méthode US d'élaboration du plutonium à partir des barres de combustible nucléaire irradié consistait à amener les barres à « maturation », c'est-à-dire à les laisser refroidir pendant environ 100 jours pour permettre la désintégration d’isotopes nucléaires à courte vie (comme l'iode 131).

Kate Brown, dans son ouvrage majeur, Plutopia, relate en détail les décisions qui ont finalement mené à l'extension de cette période de « maturation » à cette époque. Les USA sont partis de l'idée que les Soviétiques, dans leur hâte de produire des armes nucléaires aussi vite que possible, accéléraient la période de refroidissement du plutonium qu'ils produisaient sur le complexe de Maïak, et traitaient ce plutonium avant que ces radionucléides à courte vie aient le temps de se désintégrer. L'opération « Green Run » était un projet destiné à imiter ce processus et à traiter du plutonium qui n'avait pas encore refroidi pendant 100 jours, mais seulement pendant quelques semaines, et qui était, par conséquent, encore « vert ». Pour améliorer les performances du matériel de détection installé dans le secteur et sur les avions qui participaient au projet, les filtres installés dans les usines de traitement du plutonium qui filtraient spécifiquement l'iode 131 furent neutralisés pendant les douze heures que durerait l'opération « Green Run ».

Même si c'était déjà une mauvaise idée de relâcher délibérément des éléments radioactifs vers les localités placées sous le vent, la réalité fut bien pire que prévue. La quantité des rejets d'iode 131 initialement projetée n'était rien en comparaison de la quantité effectivement rejetée, le double de ce qui avait été prévu. Les scientifiques avaient imaginé qu'ils n'auraient qu'à suivre à la trace un nuage dont la trajectoire serait cohérente, les radiations se dispersèrent sur une vaste région s'étendant sur une grande partie de l'État de Washington et jusqu'au sud de l'Oregon.

Des concentrations irrégulières de dépôts radioactifs ont été détectées dans les vallées et les plaines que le nuage a survolées. L'ingestion d'iode 131 est une cause directe du cancer de la thyroïde.

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Carte de l'EPA montrant la pollution à l'iode 131 suite à l'opération « Green Run ». La zone de forte concentration est en foncé, en clair le reste de la zone irradiée

Les parcs de stockage (Tank farms)

À Hanford, l'une des plus grandes menaces pour la santé publique vient des parcs de stockage (Tank Farms). Ces parcs de stockage consistent en 177 cuves de stockage des déchets, à paroi simple ou double, situées en deux endroits du complexe de Hanford. Au début de l'exploitation sur le site de Hanford, quand le plutonium destiné aux armes nucléaires était séparé du combustible nucléaire irradié, l'uranium restant après le traitement était stocké dans ces réservoirs. Le temps passant, un large éventail de déchets hautement radioactifs et de déchets chimiques ont été entreposés dans ces réservoirs. Selon l'État de Washington, les 177 cuves contiennent plus de 200 millions de litres des déchets les plus hautement radioactifs qui existent aux USA.67 cuves à paroi unique ont laissé fuir près de 4 millions de litres de ces déchets hautement radioactifs, qui migrent vers le fleuve Columbia par le sol et la nappe phréatique. En 2011, le Département de l’Énergie a transféré le contenu d'un grand nombre de cuves à paroi unique dans des cuves à double paroi. Cependant, comme ces cuves à double paroi souffraient d'un défaut de conception, l'opération s'est soldée par des fuites supplémentaires.

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Un secteur de la zone de stockage d'Hanford. Photo DoE.

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Une des zones de stockage. Photo  Peter Essick/National GeographiC

Le traitement de plus de 200 millions de déchets hautement radioactifs représente un effort financier de plusieurs milliards de dollars. L'objectif est de régler la question du retraitement des déchets d'ici à 2050, soit environ un siècle après leur production initiale. Pour l'instant, pratiquement rien de concret n'a été fait dans ce but, à part le financement de contrats pour la conception et la construction d'une « usine de traitement des déchets par vitrification ».

Des travailleurs déplacent des fûts de déchets radioactifs qui seront enterrés, 2004. Photo Jeff T. Green / The New York Times

Ces dernières années de nombreux lanceurs d'alerte se sont manifestés parmi le personnel, désireux de décrire les défauts dans la conception de l'usine de vitrification et les points faibles des procédures de sécurité. La plupart de ces lanceurs d'alerte ont été licenciés par les entreprises chargées du nettoyage du site de Hanford.

L'un d'entre eux, Walter Tamosaitis, responsable de la recherche et de la technologie à l'usine de vitrification, a eu gain de cause et s'est vu accorder 4,3 millions de dollars en compensation de son renvoi injustifié, mais depuis, d'autres lanceurs d'alerte ont été congédiés sans recevoir ce genre de compensation. Bien que les déchets liquides aient été retirés des cuves, dans une large mesure, le reste des déchets hautement radioactifs n'a toujours pas été traité. Ces dernières années, ceux des employés de Hanford qui travaillent à la maintenance des cuves de stockage ont été victimes de graves problèmes de santé qui sont restés inexpliqués. Chaque année, de nombreux travailleurs sont exposés à des « vapeurs », tombent malades ou s'évanouissent et doivent être hospitalisés. Beaucoup souffrent de problèmes de santé persistants du fait de cette exposition. En 2014, plus de 40 employés ont subi ce genre d'expositions, en particulier lors d'une période de deux semaines à la fin mars, au cours de laquelle 26 d'entre eux ont été hospitalisés. Selon la chaîne KGW de Portland (Oregon), une étude conduite en 1997 par le Pacific Northwest National Laboratory a révélé que les travailleurs exposés à ces vapeurs courent une risque sensiblement plus élevé de contracter des cancers et d'autres maladies graves, mais les conclusions de ce rapport « n'ont jamais été rendues publiques, partagées avec les travailleurs de Hanford ou avec les membres du conseil consultatif approuvé par le congrès des USA. »

Le 29 septembre 1957, une cuve contenant des déchets semblables à ceux du site de stockage de Hanford a explosé sur le site de production de plutonium de Maïak en ex-Union Soviétique. Cet accident est connu sous le nom de Catastrophe de Kychtym. Le système de refroidissement de l'une des cuves du site de Maïak est tombé en panne et la température à l'intérieur de la cuve a grimpé, finissant par provoquer une explosion chimique. Poussé par les vents dominants, le nuage radioactif s'est déplacé vers le nord-est sur plus de 350 kilomètres, contaminant une région de 800 kilomètres carrés autour de la centrale par des retombées catastrophiques de césium 137 et de strontium 90. Ce fut l'une des pires catastrophes radiologiques connues jusque-là dans l'histoire de l'humanité, avec l'incendie survenu trois semaines plus tard dans le cœur d'un réacteur nucléaire sur la centrale de Windscale (par la suite rebaptisée Sellafield) dans le comté de Cumbria (nord-ouest de l'Angleterre), jusqu'à la fusion et l'explosion d'un réacteur nucléaire à Tchernobyl en 1986. La catastrophe de Kychtym, responsable de 8 000 décès selon une étude soviétique (sans compter les maladies) a été provoquée par l'explosion d'un réservoir. À Hanford il y a actuellement 177 cuves de ce type, chacune d'entre elles contenant des déchets potentiellement aussi catastrophiques  et disposées les une à côté des autres.

-Un investissement ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Des boulots pour nos arrière-petits-enfants

Pollutions et risques

Sur le périmètre de Hanford, l'EPA a identifié entre 1 200 et 1 500 sites spécifiques où des déchets toxiques et radioactifs ont été dispersés. L'imprécision de ces chiffres en dit long sur l'absence d'archives et de données fonctionnelles disponibles pour traiter ces problèmes. Si les projets visant à l'assainissement de la zone de stockage des déchets de Hanford sont menés à bien comme prévu, il reste la question de la pollution du sol et de la nappe phréatique sous le site, qui s'étend par lessivage jusque dans le fleuve Columbia et la campagne environnante. Et encore, si tout va bien. Mais les choses pourraient mal tourner. La catastrophe de Kychtym montre les dangers d'une explosion dans l'un des réservoirs où sont entreposés des déchets tels que ceux qui sont entreposés dans les 177 cuves de la zone de stockage de Hanford. Un incident au cours duquel plusieurs réservoirs subiraient des dysfonctionnements pourrait être à l'origine d'une catastrophe dont l'ampleur dépasserait notre imagination. De plus, il n'existe aucun réel dispositif de confinement ou de sécurité dans la zone de stockage qui soit en mesure de faire face aux risques inhérents à notre époque. Alors que tous les pays du monde s'inquiètent des dangers que font courir aux centrales nucléaires les avions et les drones, ou des risques d'attaque cybernétique contre l'approvisionnement en électricité de ces centrales, celles-ci possèdent au moins une forme effective de confinement de leurs déchets toxiques. Les zones de stockage de Hanford sont à l'air libre et dépourvues de protection. La quantité de produits radioactifs mortels contenus dans ces cuves dépasse de loin celle de tout autre site nucléaire aux USA.

Hanford, c'est Ici, Fukushima, c'est Là-bas

La triple fusion nucléaire qui a eu lieu à Fukushima Daiichi est une terrible catastrophe qui a relâché dans l'environnement d'énormes quantités de matière radioactive. Le passage quotidien de tonnes d'eau dans les bassins situés sous la centrale, où les cœurs en fusion des réacteurs (corium) continuent à se consumer, va continuer à relâcher des radiations pendant encore des décennies. Les dégâts que cela va provoquer sur la santé, surtout celle des enfants du nord du Japon, sont terrifiants. On constate déjà un taux de cancers de la thyroïde bien plus élevé que prévu chez les jeunes gens de la région. C'est le premier type de cancer à se déclarer, mais c'est le signe annonciateur de beaucoup d'autres problèmes de santé pour les habitants de la région. Le rejet dans l'écosystème de radionucléides à vie longue comme le césium 137 et l'uranium présente des dangers pour toute la population du globe, dans la mesure où ces particules vont circuler dans l'ensemble de la biosphère. Mais l'impact le plus fort et le plus dramatique de Fukushima, ce seront les Japonais qui le subiront. Les retombées des panaches de fumée provoqués par les explosions de mars 2011 se sont principalement déposées dans un rayon de quelques centaines de kilomètres autour de la centrale. Les radiations provenant du rejet permanent d'eau contaminée dans l'océan et du passage des eaux souterraines sur la matière en fusion ne cessera pas de transporter des particules radioactives vers l'Océan Pacifique, où elles remonteront la chaîne alimentaire de la même manière que dans le cas des essais nucléaires menés dans le Pacifique dans les années 1940 et 1950. Certaines des radiations atteignent la Côte Ouest des USA, et cela continuera tant que le site continuera à déverser de l'eau contaminée dans l'océan, ce qui risque de durer pendant plusieurs dizaines d'années. L'importance de cette catastrophe ne doit pas être négligée. Mais on doit aussi se rappeler que ce sont les Japonais, et spécifiquement les enfants japonais qui vivent dans les régions qui ont reçu les retombées des nuages de poussière radioactive qui risquent d'en subir les pires conséquences.

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L'arrivée des radiations de Fukushima sur la Côte Ouest suscite actuellement une grande prise de conscience. Beaucoup de gens disent qu'ils refusent de manger du poisson pêché dans le Pacifique ou de manger des aliments produits au Japon. En même temps, personne ne parle de ne pas manger de saumon pêché dans le fleuve Columbia, de ne pas consommer de vin produit dans la Columbia Valley ou de fruits venant des vergers situés sous le vent par rapport au site de Hanford. Le taux de radioactivité enregistrée dans la région de Hanford excède de manière astronomique le taux de celle qui parvient à la Côte Ouest US depuis le Japon. Ce qui arrive de Fukushima est le produit de la fusion des cœurs de trois réacteurs nucléaires, et a tout un océan à traverser. Ce qui est stocké à Hanford et qui se déverse dans le fleuve Columbia est le produit des deux tiers des déchets hautement radioactifs des USA, dont la production a commencé des dizaines d'années avant la construction de Fukushima. Il ne s'agit pas d'une contamination qui a commencé aujourd'hui, ou cette année. C'est une contamination qui saturé les eaux souterraines et l'écosystème du Nord-ouest des USA depuis plus de 70 ans.

De plus, les conséquences de Hanford ne se limitent pas à ce qui pourrait se produire : elles s'étendent aussi à ce qui s'est déjà produit. Les habitants qui vivent "sous le vent" de Hanford souffrent depuis des générations de cancers et d'autres maladies, dans une vaste zone qui va jusqu'à l'est de l'État de Washington et au-delà. La mort et la maladie se transmet de génération en génération chez les habitants qui vivent dans la zone des retombées de Hanford, et la source de ces maladies suinte continuellement des cuves et des zones de stockage des déchets installées le long du fleuve Columbia, s'enfonçant de plus en plus profondément dans l'écosystème environnant. Les radiations de Fukushima peuvent s'écouler et traverser lentement l'immense Pacifique, mais à Hanford, nous sommes sous la menace d'une explosion radiologique ou d'une attaque terroriste qui pourraient rejeter des quantités de radiations bien supérieures à celles qui ont été rejetées à Fukushima, et disperser ces radiations sur toute la Côte Ouest et l'ouest des Montagnes Rocheuses.

Nous devons bien sûr être vigilants et surveiller attentivement les niveaux de radiations de Fukushima qui atteignent la Côte Ouest, tout en gardant à l'esprit le fait que les victimes les plus graves de Fukushima sont les enfants qui vivent près du site.

Mais nous devons aussi diriger notre attention vers Hanford et nous inquiéter de cette plaie radioactive qui rejette chaque jour des éléments radioactifs dans l'écosystème de l'Ouest US et canadien et le menace d'une catastrophe radiologique qui éclipserait ce que Fukushima a fait de pire, y compris au Japon.

Soutenez les lanceurs d'alerte de Hanford. Exigez la clarté totale sur les pratiques et les projets de gestion des déchets à Hanford. Défendez la santé des travailleurs de Hanford, qui sont exposés à des vapeurs nocives sur leur lieu de travail. Et exigez une assistance et des compensations financières aux habitants des zones exposées et aux travailleurs dont la santé et le bien-être ont été ruinés par le site le plus radioactif des USA.

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Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.counterpunch.org/2016/04/29/hanford-not-fukushima-is-the-big-radiological-threat-to-the-west-coast/
Publication date of original article: 29/04/2017
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20587

 

Tags: Complexe nucléaire de HanfordPollution radiologiqueFukushimaUSADéchets nucléaires
 

 
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