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 28/05/2017 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 UNIVERSAL ISSUES 
UNIVERSAL ISSUES / Ce n’est pas l’OTAN mais la gôche qui est “obsolèteˮ
Date of publication at Tlaxcala: 31/01/2017
Original: Non la Nato, ma la sinistra è «obsoleta»
Translations available: Español  English  Português 

Ce n’est pas l’OTAN mais la gôche qui est “obsolèteˮ

Manlio Dinucci Μάνλιο Ντινούτσι مانليو دينوتشي

Translated by  Marie-Ange Patrizio
Edited by  Eve Harguindey

 

Des voix influentes de la gôche européenne se sont unies à la protestation anti-Trump « No Ban No Wall » (Pas de refus de visa, pas de mur), en cours aux USA, oubliant le mur anti-migrants franco-britannique de Calais, et taisant le fait qu’à l’origine de l’exode de réfugiés il y a les guerres auxquelles ont participé les pays européens de l’OTAN.

On ignore le fait qu’aux USA le bannissement bloque l’entrée de personnes provenant de ces pays - Irak, Libye, Syrie, Somalie, Soudan, Yémen, Iran -  contre lesquels les USA ont mené pendant plus de 25 ans des guerres déclarées et  secrètes : des personnes auxquelles des visas d’entrée ont été jusqu'ici octroyés, fondamentalement non pour des raisons humanitaires, mais pour former aux USA des communautés d’immigrés (sur le modèle des exilés anti-castristes cubains) servant les stratégies US de déstabilisation dans leurs pays d’origine. Les premiers à être bloqués et à intenter une class action (recours collectif) contre le bannissement sont un contractor (sous-traitant) et un interprète irakiens, qui ont collaboré longtemps avec les occupants US de leur pays.

Tandis que l’attention politico-médiatique européenne se concentre sur ce qui se passe outre-Atlantique, on perd de vue ce qui se passe en Europe. Le cadre est désolant.

Le président Hollande, voyant la France doublée par la Grande-Bretagne qui réacquiert son rôle d’allié le plus étroit des USA, se scandalise de l’appui de Trump au Brexit en demandant que l’Union européenne (ignorée par cette même France dans sa politique étrangère) fasse entendre sa voix. Voix de fait inexistante que celle d’une Union européenne dont 22 des 28 membres font partie de l’OTAN, reconnue par l’UE comme « pilier de la défense collective », sous la conduite du Commandant suprême allié en Europe nommé par le président des USA (donc maintenant par Donald Trump).

La chancelière Angela Merkel, tout en exprimant ses « regrets » » au sujet de la politique de la Maison Blanche envers les réfugiés, invite par téléphone Trump au G-20 qui se tiendra en juillet à Hamburg. «  Le président et la chancelière -informe la Maison Blanche- s’accordent sur l’importance fondamentale de l’OTAN pour assurer la paix et la stabilité ». L’OTAN, donc, n’est pas « obsolète » comme avait dit Trump. Les deux dirigeants « reconnaissent que notre défense commune exige des investissements militaires appropriés ».

La Première ministre britannique Theresa May a été plus explicite : reçue par Trump, elles s’est engagée à « encourager mes collègues les leaders européens à acter l’engagement à dépenser 2% du PIB pour la défense, de façon à répartir la charge de manière plus équitable ».

-Notre objectif, c'est la paix
-Morte ou vive, elle ne nous échappera pas

Selon les données officielles de 2016, seuls cinq pays de l'OTAN ont un taux de dépenses pour la « défense » égal ou supérieur à 2% du PIB : USA (3,6%), Grèce, Grande-Bretagne, Estonie et Pologne. L’Italie dépense pour la « défense », selon l’OTAN, 1,1% du PIB, mais elle est en train de faire des progrès : en 2016 elle a augmenté sa dépense de plus de 10% par rapport à 2015. Selon les données officielles de l’OTAN pour 2016, la dépense italienne pour la « défense » se monte à 55 millions d’euros par jour. La dépense militaire effective est en réalité beaucoup plus élevée, étant donné que le budget de la « défense » ne comprend pas le coût des missions militaires à l’étranger, ni celui d’armements importants, comme les navires de guerre financés avec des milliards d’euros par la Loi de stabilité et par le Ministère du développement économique. L’Italie s’est en tous cas engagée à porter la dépense pour la « défense » à 2% du PIB (1), c’est-à-dire à environ 100 millions d’euros par jour.

Peu chaut de tout cela à la gôche institutionnelle, qui attend que Trump trouve un créneau dans son agenda pour téléphoner aussi à Gentiloni (2).

NdlT

  1.  Paolo Gentiloni, Président du Conseil depuis la démission de Matteo Renzi en décembre 2016, est membre du Parti démocrate.

  2. Pour la France : en 2016 budget annoncé de 32 Md€, soit 1,77% du PIB et 87,7 millions d’euros par jour. Voir aussi :  http://www.defense.gouv.fr/sga/le-sga-en-action/budget-finances-de-la-defense/budget. Données OTAN pour tous les pays membres : http://www.nato.int/nato_static_fl2014/assets/pdf/pdf_2016_07/20160705_160704-pr2016-116-fr.pdf et http://www.touteleurope.eu/actualite/la-contribution-des-etats-europeens-a-l-otan.html

 





Courtesy of Mondialisation
Source: https://ilmanifesto.it/non-la-nato-ma-la-sinistra-e-obsoleta
Publication date of original article: 31/01/2017
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19792

 

 
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