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 22/11/2019 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 ABYA YALA 
ABYA YALA / Venezuela: une "commission secrète" pour enquêter sur le cancer probablement "inoculé" à Hugo Chávez
Date of publication at Tlaxcala: 22/06/2016
Original: Venezuela: "secret commission" to investigate Hugo Chavez's probably induced cancer

Venezuela: une "commission secrète" pour enquêter sur le cancer probablement "inoculé" à Hugo Chávez

Supriyo Chatterjee সুপ্রিয় চট্টোপাধ্যায়

Translated by  Mohamed Bouriga محمد بوريقة
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Ce n'est pas la première fois que le président du Venezuela Nicolas Maduro annonce la création d'une “commission secrète” pour savoir si le cancer qui  a mis fin à la vie de Hugo Chávez état un assassinat médical, comme le croient presque tous les dirigeants de  la révolution.

Pourquoi annoncer publiquement la création d'une commission secrète ? Caracas a été récemment le théâtre d'une vague de spéculations quasi-officielles sur ce sujet et il paraît que les Vénézuéliens détiennent maintenant plus d'informations, même s'ils ne sont pas prêts à les rendre publiques. Probablement, Maduro veut préparer le terrain avant la présentation d'un rapport préliminaire. Aristóbulo Istúriz, le vice-président et le leader noir le plus haut placé de la révolution, un homme largement respecté, connu pour sa sobriété politique, a annoncé durant des rassemblements publics qu'ils avaient échoué à protéger le comandante.

La ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Delcy Rodriguez, dont le père avait été torturé à mort avant la révolution, a déclaré que maintenant le gouvernement en sait plus sur la mort du regretté président. Parallèlement, plusieurs sites chavistes n'ont cessé de spéculer que le cancer de  Chávez a été inoculé par des moyens de “nanotechnologie”, vraisemblablement par des pilules provoquant le cancer, administrées par les soignants. Eva Golinger, avocate auprès de la Cour Suprême US, d'origine USaméricano-vénézuélienne, qui a enquêté sur l'histoire des complots de Washington contre la révolution bolivarienne, a appuyé publiquement cette théorie, sans pour autant présenter des preuves solides.

Claudia Díaz et son mari Adrián Velásquez Figueroa

Le gouvernement a lancé une enquêter sur le cercle de sécurité rapprochée du président, immédiatement après sa mort et on a découvert qu'il avait été infiltré. Deux noms dignes d'intérêt ont émergé, ceux de Leamsy Salazar et Claudia Patricia Diaz Guillen. Salazar, ancien officier de la marine, appartenait au  cercle le plus intime de la sécurité de Chávez. Il a été même désigné pour protéger le fils de ce dernier. Claudia, officier de la marine elle aussi, était l'infirmière de Chavez et avait une autorisation spéciale pour lui apporter sa nourriture et ses médicaments. Les noms de Claudia et de son mari, Adrian Velasquez, un capitaine chargé de la sécurité de Chavez, figurent sur la liste des Panama papers comme propriétaires de millions de dollars, déposés dans des comptes offshore, ouverts juste après la mort du président en 2013.  On dit qu'Adrian et Salazar étaient très amis.

Leamsy Salazar, un des gardes du corps de Chávez

Salazar, Claudia et Adrian avaient toujours une longueur d'avance sur les enquêteurs vénézuéliens, peut-être avertis par des membres du cercle intérieur du pouvoir. Claudia a fui en République Dominicaine, en compagnie de son mari, alors que Salazar a voyagé en Espagne pour des vacances autorisées par ses supérieurs. De là il a été aéroporté vers les USA, apparemment à bord d'un avion de la DEA (Agence US  de lutte anti-drogue),  qui avait été auparavant utilisé par la CIA dans le cadre de l'opération d'extraditions extra-légale de prisonniers vers Guantánamo, plus connue sous le nom de "extraordinary rendition programme". Il bénéficie maintenant du régime de protection des témoins. La défection, l'année dernière, d'un général major, qui était le partenaire de baseball de Chávez, aux USA après que son nom eut été cité dans un scandale de corruption, démontre combien ont été nombreux les membres des hautes sphères du pouvoir révolutionnaire qui ont vendu leur âme à l'ennemi. Il aurait donné au Pentagone les coordonnées exactes des sites de missiles et d'armements au Venezuela.

 

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 L'ancien général major Hébert García Plaza, ancien ministre des transports, ensuite des denrées alimentaires et de la nutrition, était aussi le directeur d'un organisme économique de lutte contre la corruption. Inculpé pour détournement de fonds, pour "l'acquisition" illégale de trois ferries publics, il a fui vers les USA, où il est impliqué dans des préparatifs de coup d'État, selon le leader chaviste Diosdado Cabello.

L'hypothèse du “cancer inoculé” va provoquer le rire des médias occidentaux, mais il y a eu beaucoup de tentatives réelles d'assassinat contre Chávez. L'une des premières fut pendant le coup d'État de courte durée de   2002, lorsqu'il fut incarcéré dans une base navale, puis poussé dans un camion au milieu de la nuit. En cours de route, le camion s'arrêta à un endroit sombre, les lumières furent éteintes et l'on demanda à  Chávez de descendre. Il pensait qu'il allait être abattu à cet endroit. Lorsqu'il se retrouva face aux hommes désignés pour l'assassiner, d'autres soldats à bord du camion tournèrent leurs armes contre les exécuteurs prêts à tirer et les empêchèrent de passer à l'acte.

Le deuxième attentat contre sa vie fut en 2004, lorsqu'un groupe important de mercenaires colombiens a été arrêté dans une ferme, aux abords de Caracas. Ils ont avoué au tribunal que leur mission était de prendre d'assaut le palais présidentiel et de tuer le président. Golinger évoque un incident survenu en 2006, à New York durant la session annuelle de l'Assemblée générale des Nations-unies, lorsque Chávez a notoirement désigné George Bush comme un diable. Son équipe de sécurité a apparemment détecté, grâce à son compteur Geiger, une haute dose de radiations émanant du siège désigné pour leur président.

 

Un sniper et une moto, qui devait assurer sa fuite, ont été découverts près de la frontière colombienne en 2010, à 800 mètres à peine du complexe pétrolier où Chávez effectuait une visite. La même année, un mercenaire salvadorien, arrêté alors qu'il essayait de franchir la frontière vénézuélienne, a avoué qu'il avait été envoyé pour préparer un attentat contre Chávez. En 2009, un Français a été arrêté à Caracas avec une immense cache d'armes. Il a dit à ses juges qu'il travaillait pour les  services secrets de son pays. Trois ans plus tard, il a été rapatrié en France, probablement après le paiement d'une forte compensation financière par le président Nicolas Sarkozy.

La collecte de renseignements sur la mort de Chávez sera certainement effectuée en collaboration avec Cuba, vu la longue expérience de ce pays dans la mise en échec des innombrables tentatives d'assassinat de Fidel Castro, ourdies par la CIA. La maladie de  Chávez a été détectée à La Havane, vers la fin de 2011, dans la résidence de Fidel, lorsque le leader cubain a remarqué que son hôte avait beaucoup de difficulté à parler, à cause de sa souffrance. Le cancer de Chávez fut traité à La Havane. Entre une session de chimiothérapie et la suivante, il termine son mandat et gagne l'élection présidentielle, en décembre 2012. Peu après, il souffre de métastases. Il retourne alors à Caracas, pour mourir quelques jours après, le 5 mars 2013.

Il semble que Maduro veuille que la commission examine les documents rendus publics concernant ce qu'il a appelé, sans l'ombre d'un doute, l'assassinat de Chávez. Il y a ici une intrigue secondaire dans ce feuilleton. Des ministres et des généraux de haut rang de Chávez se sont brouillés avec Maduro, le tenant pour responsable de la crise économique et sociale. Pour le moment, ils forment un petit groupe sans grand soutien populaire. Néanmoins, on assiste à de vives discussions autour de cette question : Chávez a-t-il pas pris une mauvaise décision en nommant Maduro comme successeur ? Ce sont ces groupes qui évoquent bruyamment l'empoisonnement du  comandante par les services secrets US et qui considèrent Maduro comme un héritier indigne. La création de la commission secrète est aussi bien une tentative de dissiper le brouillard que de parer aux critiques des groupes gauchistes qui accusent Maduro d'être incompétent pour enquêter sur le complot d'assassinat allégué. Mort ou vivant, Chávez continue à être le pivot de la politique vénézuélienne.

Le retour de l'ami, chanson cubaine de mars 2013, chantée par Raúl Torres, Pancho Amat, Arnaldo Rodríguez, Eduardo Sosa, Augusto Enríquez, Dayron Ortega, Lena, Amaury Varona et Yaramy Hernández

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=18177
Publication date of original article: 19/06/2016
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=18201

 

Tags: VenezuelaHugo ChavezAbya Yala
 

 
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